J’ai envie de vous partager une petite anecdote personnelle concernant la zone de confort. C’est un sujet qu’on retrouve déjà un peu partout sur internet et, je n’ai absolument pas la prétention de réinventer la roue. On lit partout que la magie opère dans notre vie lorsque l’on commence à affronter ses peurs et à sortir de cette fameuse zone de confort. La zone de confort, qu’est-ce que c’est exactement ? Partons du principe que nous sommes un train. La zone de confort, ça serait les rails sur lesquels on se serait installé. La zone de confort, ça serait le paysage qui défile à travers les fenêtres des wagons. Le paysage est joli, quoiqu’un peu fade par moment. Et surtout, c’est toujours le même. Des arbres à longueur de vue, la même colline que l’on distingue depuis notre siège. Il n’y a pas de surprise. Mais, il y a aussi, moins d’angoisses, moins de peurs.

La vie s’écoule, un brin monotone. A titre personnel, j’ai longtemps été abonné à la même voie ferrée. J’étais de nature pessimiste. J’étais anxieux. J’avais peur qu’il m’arrive des tuiles. Et, comme pour se moquer de moi, j’avais l’impression que la vie prenait un malin plaisir à m’envoyer des contrariétés en travers des moustaches. Je me relevais, péniblement. Je pestais beaucoup. Encore ? Et pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi ? Je nourrissais une forme aiguë de jalousie à l’encontre des gens qui réussissaient ce qu’elles entreprenaient. J’étais plein de fiel, j’étais aigri.

Après mon « déclic« , j’ai décidé de me lancer des challenges. J’avais lu que pour progresser, pour s’améliorer, il fallait sortir de cette fameuse zone de confort. Je vais vous raconter brièvement ma première sortie de zone.

Je suis au bureau, assis devant l’écran de mon ordinateur. Soudain, l’idée me traverse l’esprit de conduire une Aston Martin. J’aime terriblement le personnage de James Bond depuis gamin. Sans être un grand connaisseur en matière d’automobile, j’ai toujours été attiré par cette marque. Je trouve les voitures magnifiques, de vrais bijoux ! Il s’avère que j’ai toujours eu l’envie de conduire une Aston Martin. Dans ma tête, ça ressemble à un rêve irréalisable. Depuis mon déclic, j’essaye de réfléchir différemment. J’essaye d’insuffler à mon raisonnement, un maximum de créativité. Comment est-ce que je pourrais faire pour conduire une Aston Martin et ainsi réaliser mon rêve ? Ni une, ni deux, je décroche mon téléphone et compose le numéro d’une concession. Plein de confiance, je demande à l’interlocuteur qui me répond que j’aimerai faire un essai. Il me demande quand ? Je lui réponds vendredi. Nous fixons l’horaire ensemble et je raccroche. En moins de trente secondes, je viens de prendre rendez-vous avec mon rêve…

Le vendredi en question, j’ai un peu d’avance. J’ai mis une veste de costard, je porte des chaussures élégantes en cuir noir… mais c’est en Clio 2 que je me gare sur le parking de la concession. Je patiente. Le vent s’amuse dans mon écharpe grise et je suis aussi excité qu’une puce au salon du trampoline. Soudain, le rugissement d’un moteur me pousse à me retourner. C’est une Aston Martin V8 Vantage pilotée par le directeur de la concession qui s’arrête à quelques mètres de moi. Je m’approche, fébrile. « Vous avez vu, je suis venu en Clio pour ne pas trop vous impressionner » ne puis-je m’empêcher de dire au monsieur qui me salue. Il sourit. Aussitôt, je lui dis la vérité. Ça me semble important. « Vous savez, je n’ai pas les moyens de m’offrir une voiture comme ça mais, j’ai toujours rêvé d’en conduire une… » Il est détendu. Il m’explique qu’il va conduire un peu et qu’ensuite, il me laissera la main.

Je te laisse imaginer l’état dans lequel je suis quand je m’installe à ses côtés. J’ai les mains moites alors qu’il redémarre la bête. Un petit écran sort du tableau de bord, comme dans les films. Nous roulons depuis quelques minutes lorsqu’il me glisse : « Je vais vous montrer un peu ce qu’elle a dans le ventre ! »

Il appuie. De toutes ses forces. Le moteur s’emballe et je me retrouve collé au fond de mon siège. L’Aston Martin accélère à toute allure. Le compteur grimpe jusqu’à pas loin de 200 kilomètres heure. Puis, il relâche. J’essaye de respirer. J’ai chaud mais je me sens bien. Quelques minutes plus tard, il se gare dans une zone artisanale. « Vous voulez conduire un peu ? »

Je dis oui. Je m’installe derrière le volant. Il me montre les réglages qui sont futuristes. Je règle mon siège et en avant.

Là, je roule comme une grand-mère. J’ai une bagnole à plus de 200 000€ entre les pognes. Terrorisé à l’idée de la planter lamentablement contre un trottoir. On roule depuis 5 petites minutes, à petit rythme, lorsque je commence à prendre petit à petit mes marques. Jusqu’à ce qu’il me dise « Vous pouvez appuyer, monsieur ! » Je ne me fais pas prier, j’appuie. Le moteur refait le coup, il se met à gronder et je me retrouve catapulté à 170 km/h en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire… Incroyable !

Ma petite histoire, elle n’est pas là pour inviter n’importe qui à rouler comme un idiot. Ce n’était pas raisonnable mais c’était une expérience. Elle invite, au contraire, à reconsidérer chaque chose qui vous semble à ce jour impossible. Parce qu’on vous a dit que c’était impossible. Ou parce que vous avez essayé une fois et que vous n’avez pas réussi du premier coup…

Je voulais conduire une Aston Martin. J’ai décroché mon téléphone et c’était fait en moins d’une semaine. Vous êtes votre seule limite. Dépassez-vous. Vous pouvez vivre vos rêves vous aussi. Commencez par des petits rêves, des petites choses qui vous tiennent à cœur mais faites-le. Prenez, s’il vous plait, le temps d’essayer. Et d’essayer encore. Si cela vous tient à cœur, ce n’est pas pour rien, ce n’est pas là par hasard…

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