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Un jour, disais-je, une idée m’a traversé l’esprit. J’avais envie de réaliser un court métrage qui se déroule dans un avion de ligne. J’avais une formation rudimentaire de comédien au Conservatoire de Bordeaux. J’aimais faire rire. Je commençais à m’intéresser de plus en plus sérieusement à la production de vidéos. Notamment grâce à Vine. On m’avait soufflé l’idée de m’y mettre (@10Qssion sur Twitter, pour ne pas le citer 🙂 ) et je m’y étais mis. J’avais adoré ça. Avec mon ex, on filait réaliser mes idées et cela même si elles étaient farfelues au possible. C’était chouette, j’avais de bons retours et une audience qui augmentait gentiment, jour après jour. Je voulais essayer d’aller plus loin et de raconter une histoire. Je me suis donc mis en tête d’écrire un court métrage. La seule condition que je me fixais, c’était que je voulais que l’action se déroule principalement dans un cockpit d’avion : un vrai cockpit d’avion. Quand j’ai dit ça à mon ex, qui participait comme je le disais énormément à toutes mes productions, elle m’a tout de suite ramené sur terre. « Un avion ? Mais, tu n’auras jamais un avion… » C’est vrai que c’était d’une naïveté effarante. J’étais sans emploi, sans budget, mon scénario n’était pas encore bouclé, j’étais un parfait inconnu. Comment prétendre avoir un avion de ligne dans son film dans ces conditions ? J’avais beau être pessimiste, je ne sais pas pourquoi mais cette fois-ci, l’objectif s’est imprimé durablement en moi. Je me suis dit que je ferai mon film dans un avion. J’étais déterminé !

Je n’avais pas de boulot. La journée, j’étais donc plutôt très disponible. J’ai pris mon téléphone et je me suis mis à joindre toutes les compagnies aériennes locales. J’expliquais mon projet. Je suis plutôt à l’aise dans cet exercice parce que j’ai été commercial pendant plusieurs années. J’adore convaincre ! Au téléphone, je ne laissais aucun interlocuteur indifférent. J’expliquais que j’avais une demande un peu atypique mais que c’était très sérieux. Que j’avais un projet solide et que j’étais prêt à faire d’importants sacrifices pour réussir à le mettre en place. Le problème qui s’est rapidement présenté, c’est que pour des raisons de sécurité, il était impossible à une compagnie de faire monter à bord de parfaits inconnus, amateurs qui plus est. Je n’étais représenté par aucune boîte de production. C’était un peu trop léger. Je n’ai pas laissé tomber. Je me suis tourné vers des musées, j’ai tapé à toutes les portes, j’ai essayé de remuer la terre entière. En parallèle, je bossais sur mon scénario pour l’améliorer. Tout le monde s’est montré à chaque fois désolé de ne pas pouvoir répondre favorablement à ma demande. En petit chien de chasse, je n’ai pas lâché le morcif. J’ai insisté jusqu’à avoir l’impression d’avoir tout tenté. Tout ? Un copain me souffla une idée alors que je commençais à me rendre à l’évidence : il allait peut-être falloir tourner ça sur un fond vert et abandonner l’idée d’un vrai avion. Il me demanda si j’avais pensé aux écoles d’aéronautique de la région. C’était une idée si brillante que je n’y avais pas du tout pensé. Il y en avait deux. Le lendemain, je me pointais avec mon scénario dans l’une des deux. Après une présentation de mon projet à l’une des responsables, on me proposait de rencontrer la direction de l’école pour exposer mon projet. Il y avait une brêche, il fallait que ça le fasse. Je préparais mentalement ce que j’avais à dire. Et devant trois inconnus, je racontais mon film, mon projet et mes différentes démarches. Je ne sais pas si c’est ma petite tronche de poupon ou encore mon énergie mais je ressortais du bureau avec un accord de principe. Quelques jours plus tard, je signais une convention pour officialiser notre accord : j’avais obtenu un avion de ligne. Gratuitement !

Ce film, mon premier court métrage que tu peux visionner ci-dessous, je le trouve plein de défauts. Le son, mon interprétation, quelques bugs dans les effets spéciaux, il y a beaucoup de choses à redire. Mais ce que j’aimerai que tu retiennes surtout de ma petite histoire, c’est que lorsque l’on est déterminé, on finit toujours par atteindre ses objectifs. Il suffit d’y croire et de persévérer. N’hésite pas à me raconter en commentaire un objectif qui te tenait à cœur et que tu as réussi à atteindre. Je suis persuadé que ça inspirera celles et ceux qui ne se sentent pas capables d’avancer dans la direction des rêves qui leur tiennent à cœur…

Les photographies sont la propriété d’Etienne Rallion – Hexa Image

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