Derrière ce titre outrageusement naïf et digne d’un petit reportage de l’émission « 30 millions d’amis« , il y a petite histoire que j’ai lu sur le blog « Les carnets » (l’article en question) et qui m’a particulièrement inspiré. C’est l’histoire du petit colibri :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

J’ai longtemps été une personne désabusée. La politique ne m’a jamais vraiment intéressé. C’est surtout je pense parce que je me suis aperçu très vite que derrière ce jeu de chaises musicales se cachait très souvent une guerre d’égos et une soif insatiable de pouvoir. Chaque nouvelle journée mettait à jour un nouveau scandale, une nouvelle injustice. En France, comme ailleurs. Le monde me semblait n’être qu’un tas fumant d’immondices que l’homme venait grossir, chaque jour un peu plus. J’avais écrit plus jeune un petit texte sur la dualité de l’être humain. Je trouvais incroyable qu’il soit capable de tant de progrès, d’empathie et de compassion. Qu’il soit capable de partir à l’assaut de l’espace, qu’il érige des pyramides et soit l’artisan de tant de chefs d’oeuvres. Je ne pouvais m’empêcher ensuite, de trouver le contraste saisissant avec les horreurs dont il était aussi capable. Qu’il s’agisse des génocides, des injustices et des crimes. Je regardais le monde avec dépit. Il était trop tard. Ce que je pouvais lire ou entendre sur l’avenir incertain vers lequel le monde se dirigeait me semblait aussi dérisoire au regard de mes propres petites préoccupations égoïstes…

Aujourd’hui, je me rends compte que cette attitude n’est pas recevable. Oui, le monde est un gros tas de fange. Des égos costumés prennent des décisions sans aucune considération humaine. L’être humain est devenue une ressource, un chiffre dans un tableur Excel. On pille la planète. Il y a des disparités incroyables. Ici, on se goinfre à s’en faire péter les côtelettes. Là, la malnutrition sévit toujours… Oui, on peut regarder le monde de manière désabusée, comme si le combat était perdu d’avance. Comme si nourrir un peu d’espoir de le voir un jour devenir meilleur était puéril. Une peine perdue…

Je crois que nous avons tous en nous les ressources pour rendre ce monde meilleur. À notre mesure. Avec de petits gestes répétés chaque jour. Il ne faut pas se focaliser sur les flammes qui ravagent la forêt. Il faut se concentrer sur sa propre action. Sa propre incidence sur le monde. Qu’est-ce que je peux faire pour rendre ce monde meilleur ? A mon échelle. Nous sommes des fourmis. Des grains de poussière face à l’immensité de l’univers. Mais ici, chaque geste compte. Chaque goutte d’eau est la bienvenue pour contenir l’incendie. Nous savons au fond de nous, ce qui est bon ou non. Le fumeur sait qu’il se fait du mal. Au fond de lui, il sait. Arrêter la cigarette demande du courage, de la volonté. Elle demande de lutter face au manque. Ce n’est pas facile d’arrêter de fumer. Pour autant, chaque fumeur sait, en son for intérieur à quel point il se fait du mal. Il malmène son corps, ses poumons. Il sait que c’est une habitude nocive, qu’elle lui noircit les poumons, qu’elle donne à ses baisers des saveurs toxiques, qu’elle lui coûte cher… Il le sait. Mais, arrêter de fumer, c’est dur. J’ai assisté à de nombreux combats de mes proches contre la cigarette. J’ai la chance de ne jamais avoir commencé. Mais, si je prends ce parallèle avec la cigarette, c’est pour tenter de te faire comprendre qu’au fond de toi, tu sais pertinemment quelles actions sont bonnes ou moins bonnes. Tu as en toi, une sorte de radar. Manger gras, fumer, ne pas faire de sport, passer des heures sur Facebook ou devant la télévision. Tu sais qu’au fond, ce n’est pas ce qu’il faudrait faire. Les mauvaises habitudes ont la peau dure. J’en suis aussi convaincu que toi. Il faut du courage, de la force, de l’abnégation et surtout un environnement favorable pour se reprendre en main…

Chaque petit geste que tu poses au quotidien, pour ta propre santé ou pour celles d’autrui est déterminante. Pour ton propre bonheur ou pour celui d’autrui… Face au grand incendie, j’ai espoir qu’un jour des nuées de colibris finissent par en venir à bout. Tu as en toi ce pouvoir. N’en doute jamais !

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