Je me suis beaucoup posé la question de savoir si écrire cet article était une bonne idée. Au moment où je tape ces mots sur mon clavier, je n’ai pas encore véritablement trouvé la réponse. Mais c’est déjà trop tard, je suis en train de l’écrire alors… alors tant pis, allons-y…

Celles et ceux qui fréquentent ce blog (et je les en remercie vivement) savent que j’ai vécu un petit éveil de conscience. Je dis petit, non pas pour minimiser les profonds changements que cela a engendré (et que cela engendre encore sur moi d’ailleurs) mais plutôt pour le différencier de l’Eveil véritable. Celui du Bouddha. Je chemine mais je n’ai pas encore ressenti physiquement ce sentiment d’unicité dont parle une grande majorité d’éveillés… 

Par ailleurs, j’ai fait de nombreux articles qui parlent des changements qui se sont opérés en moi. J’étais extrêmement centré sur ma petite personne, je ne m’intéressais qu’à mon propre confort et à l’espoir de ma propre réussite. Je n’avais pas envie de faire de mal aux autres mais, je sais que je m’identifiais à mon mental qui me poussait à les utiliser pour parvenir à mes fins. Puis, et c’est là que ça va un peu changer des autres articles sur le sujet, j’ai rencontré une fille. La fille…

Cela faisait un mois que j’étais séparé. Après être passé par une période de souffrance intense, animé du sentiment d’avoir touché le fond, je me suis mis à remonter la pente. Tout doucement. J’étais en train de me faire une raison. Je reconsidérais cet échec avec philosophie. Finalement, c’était peut-être une chance pour moi de réaliser des projets que j’avais enterré. L’égoïste était toujours là. Je regardais cette liberté nouvelle avec le sourire. Puis, j’ai rencontré une fille, disais-je. La fille, rien que ça…

J’avais installé une application de rencontres sur mon portable : happn. Je trouvais le concept sympa. On active la géolocalisation sur son portable. Puis, l’application nous propose des profils du sexe opposé croisés la veille ou le jour-même. Un jour, je tombe sur le profil d’une belle brune aux cheveux longs. Je la trouve très jolie. Je like son profil. Puis, peu de temps après, je reçois une notification. Visiblement, je lui plais aussi.

On se met à discuter. Mais très vite, il y a quelque chose d’amusant. Elle est canadienne et elle vit à Londres. Elle est en vacances sur Bordeaux avec sa famille. Du coup, en séducteur de mes deux tentacules, je m’adapte. Cérébralement, je dépoussière mes verbes irréguliers et je sors un anglais capable de faire palir Eminem de jalousie (au moins ^^) Le courant passe bien. Elle me fait rire. Et, je suis du genre assez difficile en la matière. D’habitude, c’est moi le clown de service. Puis, de fil en aiguille, je lui propose de lui offrir un cours de français autour d’un verre (quand je disais que j’étais un séducteur moisi). Elle accepte.

C’est con, hein. Je suis déjà à presque 500 mots et je m’interroge toujours sur le bien-fondé de l’écriture de cet article. On va dire que c’est comme si quelque chose me poussait à le faire. A poser un marqueur temporel quelque part pour me prouver que je n’ai pas totalement sombré dans la folie. Tant pis, je continue de te raconter. J’espère au moins que ça t’intéresse un minimum, je vais essayer de rajouter des vannes par ci par là pour te rendre la lecture aussi ludique que possible ! 🙂

Je la repère à plus de deux cents mètres. Et quand je la vois traverser la place où nous nous sommes donnés rendez-vous, je ne peux, déjà m’empêcher de la trouver belle. Elle s’approche de moi. On se fait la bise. Il y a quelque chose qui vient de se passer que je ne comprends pas. C’est physique. C’est évident. Elle rompt le silence en balançant des phrases que mon niveau d’anglais tente désespérement d’entraver. Elle parle vite. Trop vite. Je pige que dalle ou presque (haha) mais j’essaye quand même de donner le change. La soirée est belle. On rit beaucoup. Puis, plus le temps passe, plus mon anglais se dérouille. Je commence à être plus à l’aise. La nuit tombe. Ce soir-là, dans un ciel sans nuage, je l’embrasse. Elle est tellement belle que je n’en reviens pas…

Je vais maintenant essayer de synthétiser la suite. Parce que cette histoire nous ramène au mois de juillet 2015. Après la fin de ses vacances bordelaises, elle poursuit son périple. Nous gardons le contact. Je n’arrive pas à me résoudre que je ne la reverrai pas. Elle m’a contaminé. C’est la première fois que je vis quelque chose comme ça. Et visiblement, il y a quelque chose d’assez réciproque car nos échanges sont très réguliers et toujours aussi enflammés.

En août 2015, elle me propose de venir à Londres. Je suis plus excité qu’une puce au salon du trampoline, je prends un billet et déboule à Londres. Lorsque l’on se retrouve, elle court dans ma direction. On se prend dans les bras. Dans ma tête, je me dis « putain, c’est comme dans les films. Incroyable…« 

Puis, je rentre sur Bordeaux. Je me sens vide et triste. Le temps passe. La vie aussi. Et sans non plus donner des détails insignifiants, alors qu’elle me parlait de venir s’installer à Bordeaux, qu’elle me montrait toutes les démarches entreprises pour obtenir son visa, un jour elle m’apprend qu’elle préfère repartir au Canada. Ca me flingue. Mais, d’un point de vue rationnel, je regarde les choses de manière assez froide. Oui, je souffre. Oui, je suis malheureux qu’elle s’en aille. Mais, c’est parce que j’étais un peu amoureux. Puis que forcément, deux séparations aussi rapprochées, ça secoue un peu la boite à sentiments !

Concrétement, je n’ai plus revu cette fille depuis août dernier. Mais, depuis ce moment, je me suis progressivement éveillé. J’ai entendu l’appel. L’appel de Dieu, l’appel de l’Univers, encore une fois, je ne veux pas me formaliser là-dessus, ça n’a aucune importance. Mais j’ai senti quelque chose : l’appel à devenir un artisan de la lumière… Et, je ne savais pas d’où ça sortait. Je ne méditais pas. J’étais juste en train de travailler sur ma croissance personnelle. Je lisais, j’essayais d’exprimer de la gratitude et d’être un peu moins egoïste. Je tentais de me faire passer un peu plus au second plan. Puis, BOUM, le fameux éveil. Je me retrouve à ressentir une empathie beaucoup plus forte pour les autres, je commence à être écoeuré par la viande animale. J’ai un sommeil agité. Puis surtout, je me sens un peu en décalage avec mes amis. Je me sens en souffrance dans mon travail. Comme si j’étais en train de passer à côté de ma vie. Cela prend un caractère urgent. Je ne comprends pas tout mais ouais, j’envoie valser mon boulot. J’essaye de lire et de comprendre ce qu’il m’arrive. Et puis, je commence à comprendre. J’ai beaucoup de joie à découvrir tout ce que je découvre. La vie prend un sens extraordinaire. « Tout ceci n’était qu’une illusion. Tout cela n’est qu’un jeu pour apprendre ? Je suis immortel… » Cette découverte me submerge autant qu’elle malmène mon mental. Mon mental essaye de rationnaliser. Mais, il y a des événements qui s’enchaînent, cela monte en puissance jusqu’à ce qu’il ne s’écroule, incapable d’expliquer les événements, les hasards incroyables que je vis…

J’ai un peu déjà parlé de tout ça dans d’autres articles, je ne veux pas râbacher. Ce que j’ai omis volontairement de dire dans mon article sur les synchronicités, c’est que j’ai également vécu un nombre très important de synchronicités en rapport avec ma belle étrangère. Des choses assez rationnelles qui feront rire les sceptiques tout d’abord. J’ai commencé à voir ses initiales partout. Ouais, franchement c’est maigre hein ? Mais quand je dis que j’ai commencé à les voir partout, c’est que c’était tellement soutenu que j’ai fini par le remarquer. Au début, ça m’a amusé. Je me suis dit « ah oui tiens, ce sont ses initiales. C’est rigolo ! » Puis, quand vous croisez trois voitures qui se suivent et qui portent toutes les trois ces fameuses initiales, vous vous posez des questions. Je sais que le cerveau possède un filtre très puissant. C’est ce même filtre qui permet de voir des femmes enceintes partout lorsque l’on est enceinte. Ou qu’on voit un modèle de voiture sans arrêt parce qu’on vient d’acheter le même. Bref, du rationnel. Je ne me suis jamais caché d’essayer de rationnaliser TOUT ce qu’il m’arrivait. Parce qu’être croyant pour moi, c’était une forme de faiblesse. Mais là, c’était vraiment dingue tant le rythme était soutenu…

Un ami réunionnais qui habite à Lyon est venu passer plusieurs jours chez moi. Je lui ai expliqué. Il s’est gentiment moqué et a eu une réponse rationnelle. Puis, quand on s’est mis à prendre la voiture pour se déplacer, je me suis mis à claquer des doigts à chaque fois que je remarquais une plaque qui portait ces fameuses initiales. A force, mon pote lui même m’a dit « Oui, j’avoue que là c’est chaud quand même… » Je claquais des doigts toutes les trois secondes en moyenne. C’était juste dément… Et assez ridicule à faire. On avait l’impression que je répétais un concert de claquettes, haha  🙂

Je propose à cet ami d’aller à San Sebastian. La journée est magnifique. Il n’y est jamais allé. Nous prenons donc la route. On profite de chaque instant. On se balade, on lambine, on déjeune face à la mer. De beaux moments. Puis, alors qu’on se promène près du port, je scotche sur un panneau. C’est le panneau d’un poissonnier. « Thierry, regarde… » En bas d’un panneau blanc, il y a le prénom de la belle étrangère. Et elle ne porte pas un prénom très courant. Mon pote scotche lui aussi…

Moi, j’essaye de l’oublier cette canadienne. Je rationnalise à bloc. Surtout qu’elle me dit avoir un copain. Nos échanges se raréfient. Elle est loin. De mon côté, je fais ma vie. J’avance… Mais, chaque fois que je m’éloigne, c’est elle qui revient. Et vice versa. Je suis attiré par elle comme un papillon par la flamme d’une lanterne.

Je suis en train de consulter un site internet, un site sur la méditation en pleine conscience. A ce moment-là, je suis sur le chemin. Je n’ai pas encore entendu l’appel mais j’avance. Parce que ça m’intéresse. Parce que ça répond à des questions que je me pose. Et là, comme une gifle en pleine poire, son prénom en plein milieu de la page. Il n’y a aucune raison cohérente à ce que son prénom soit écrit ici. Il est dans une liste qui explique comment participer à des journées de méditation en pleine conscience. « Qu’est-ce que son prénom fout là… » Il s’avère qu’il a une signification en sanskrit. Encore une fois, on peut rationnaliser tu vois ?

Je ne l’ai pas vu depuis août 2015. Sauf que, je n’arrive toujours pas à me la déloger de la tête. Je ne comprends toujours pas. C’est irrationnel. Je m’en veux. Je me dis que je suis un putain d’obsessionnel compulsif. Que c’est pathétique. Lorsque je lui ai dit que je venais au Canada. Elle m’a dit qu’il fallait à tout prix qu’on se voit. Je lui dis que même si elle avait été sur la Lune, j’aurai trouvé un moyen de me trouver un billet pour la revoir. Là, elle m’apprend qu’elle a un nouveau copain. Je ne réagis pas avec mon ego. J’essaye d’en rire. Je me dis que cette histoire est la plus complexe que je n’ai jamais connu. Puis depuis, je n’ai plus aucun échange avec elle. Mais en moi, c’est un feu qui ne veut pas s’éteindre. Ma raison me pousse à lui balancer des litres d’eau mais il n’y a rien à faire. Je pense à elle. Je rêve d’elle. Puis, j’ai une prise de conscience. Celle que je n’ai jamais su aimer. Et ça, c’est dur de se l’admettre. La fille avec qui j’ai vécu pendant 9 ans, je m’avoue à moi même que je ne l’ai jamais aimé au sens inconditionnel du terme. J’ai éprouvé une tendresse profonde pour elle. Un grand respect. Un attachement physique et sentimental. Une complicité incroyable. De la confiance. Mais l’Amour, non. Je ne savais pas. J’aimais ce qu’elle m’apportait au quotidien. Son aide et son soutien. Elle me facilitait la vie et les choses. Elle s’occupait de corvées à ma place. C’était un pilier. Elle subissait mes pertes de confiance en moi sans broncher. Elle avait toujours le mot juste qui résonnait en moi. Je savais qu’elle avait quasiment toujours raison. Et là, à force de réfléchir, d’essayer de comprendre, je réalise à quel point, cette étrangère a eu un impact incroyable sur moi… Je ne serai plus jamais le même. Ma vie est changée pour toujours.

J’étais un petit égoïste et maintenant j’ai envie d’innonder le monde d’Amour. J’ai envie d’aider, d’éveiller les autres. Qu’ils ne soient plus victimes de leurs vies. Qu’ils réalisent qu’ils fabriquent leur monde extérieur avec leurs pensées. Que s’en rendre compte, c’est amener de la magie dans sa vie. Je me surprends à regarder des photos de la belle étrangère et de son nouveau petit copain. Et je n’arrive pas à leur envoyer autre chose que de l’amour. Parce qu’avec ou sans moi, je la veux heureuse. Et ça, je ne savais pas le faire avant. J’étais esclave de la jalousie. J’étais un manipulateur…

De temps en temps, j’ai des feux de poitrine. Je sens que ma poitrine entière s’enflamme lorsque je pense à elle. C’est une sensation incroyable. Inexplicable. Ca me dévore de l’intérieur. Mais c’est agréable, terriblement agréable. Je sens que je déborde d’un amour vrai. Un amour qui ne s’embarasse pas des conventions. Elle a beau être loin. Ma raison me dit que je suis fou mais je m’en tamponne. J’ai envie de l’aimer. Ca me rend heureux et en cet instant c’est tout ce qui compte. Le monde peut s’écroûler sur lui même que je resterai seul, dans mon lit, les yeux fermés à lui envoyer des déferlantes d’un amour inconditionnel…

Ca fait quand même beaucoup (je ne te détaille pas toutes les synchronicités, les coïncidences et les fois où je continue à voir son nom et/ou son prénom, ça serait indécent) pour que je ne commence pas à chercher une explication sur le net. Puis, je découvre le concept de flammes jumelles. Ma raison me rembarre. « Qu’est-ce que c’est encore que cette connerie ? » Je lis la description :

Il semblerait que, d’après un nombre croissant de retrouvailles et de témoignages, dès leur première rencontre, les flammes jumelles sont vouées à « se séparer ». Elles vont revivre, en accéléré, leur séparation originelle.
En fait, il va s’agir plutôt d’étapes à traverser pour, au final, se rejoindre dans l’unité. Les Flammes Jumelles se retrouvent pour mieux se trouver elles-mêmes, s’unifier dans l’amour inconditionnel et former la complétude. Leur mission sera de refléter la Lumière, de répandre cet amour inconditionnel autour d’elles en aidant l’humanité à le retrouver à travers de ce qu’elles émanent.

En gros, c’est une âme séparée en deux lors de sa création. Mon joyeux mental éclate de rire. Mais à l’intérieur de moi, ça tambouille dans tous les sens. Parce que tout ce que je me mets à lire sur le sujet coïncide parfaitement. Cela explique qu’après s’être rencontrés, les flammes jumelles vont s’éveiller. Bim, c’est exactement ce qui m’est arrivé. Mais que, même si leur histoire semble magnifique, elles vont être amenées à revivre leur séparation originelle. Rebim, c’est exactement ce qui s’est passé. Ensuite, il y aura cette obsession inexplicable, irrationnelle. Bim, bim bim, je coche. Ca aussi, je l’ai. Puis, les signes abondants qui vous ramènent à cette personne. Quatuor de bim, ça aussi je l’ai… Les articles expliquent que pendant la séparation, vous allez être amené à reconsidérer totalement votre vision de l’amour. Oh merde, c’est le cinquième bim, c’est exactement ce que j’ai fait. Mais sans que personne ne m’en parle. Juste parce qu’à ce moment-là de mon questionnement, c’était une évidence…

Aujourd’hui, j’écris cet article. Je ne voulais pas trop. Parce que je suis pudique. Que ça touche aux sentiments et que ça semble un peu bizarre du coup. Mais, il fallait que je l’écrive. Ne serait-ce que pour poser une trace écrite alors que je suis en plein doute… Je serai au Canada cet été. Pendant 15 jours, je serai à moins de 30 minutes de cette belle étrangère. Je ne sais pas où tout ça me mène. Mais tu vois, j’ai eu envie de me foutre à poil pour te raconter cette histoire. Parce que même si elle n’a pas d’issue positive. Elle est déjà incroyable. Et que quoi qu’il arrive et même si la vie me pousse à devoir l’oublier, cette belle étrangère m’aura appris l’Amour, tu vois ? (La naissance de mon fils avait remarquablement ouvert la voie) Et que, je crois que c’est la plus belle leçon que je pouvais prétendre apprendre, dans cette vie et sur cette Terre…

Edit : Depuis l’écriture de cet article est sorti l’ouvrage d’Estelle Maillard : Âmes jumelles – un amour divin, un processus spirituel que je te recommande si tu veux approfondir cet incroyable sujet.

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