Je ne crois plus au hasard. C’est pourquoi, je pense que si jamais tu es tombé(e) sur cet article, c’est pour de bonnes raisons. Je suppose que conformément au titre que je lui ai donné, tu traverses actuellement une période difficile. Peut-être même épouvantable. Tu as peut-être les larmes aux yeux ou un noeud dans le creux de la gorge à mesure que tu avances ta lecture. Je ne comparerai pas mon histoire avec la tienne. Toutes les histoires de vie sont différentes mais, ce que j’ai envie de te dire, avec mes mots, avec mon humour et avec ma nouvelle manière de voir la vie, c’est que oui, moi aussi je suis passé par là et que je m’en suis sorti.

La dépression, c’est cette impression absolue que les éléments se déchaînent contre toi. Tu as peut-être l’impression d’être seul(e) à tenter maladroitement de tenir debout dans un champ frappé par la désolation. De lourds nuages sombres gonflent à l’horizon. Lorsque tu regardes en arrière, tu ne peux t’empêcher de t’en vouloir. Ou d’en vouloir à quelqu’un d’autre. Tu es peut-être triste pour d’autres raisons mais les faits sont là, tu te sens encerclé(e). Impuissant(e) et démuni(e).

La dépression, c’est un mal terrible. La société le reconnait. Nos proches sont souvent démunis lorsque cela nous tombe sur le coin du bec. On nous oriente vers des spécialistes. On nous donne des conseils, des recommandations. Nos pensées sont plus sombres qu’un grand bol d’arabica. On aimerait bien que cela change, on comprend bien que c’est une situation pénible. Mais, il n’y a rien à faire. Et, alors qu’on a déjà du mal à tenir sur nos guiboles, on a l’impression que la vie s’amuse à nous rebalancer une épreuve dans la tronche. Histoire de nous refoutre aussi sec au tapis.

Je ne veux pas être cruel. Juste te dire une vérité que personne ne m’a dit quand j’étais dans cet état. Personne ne m’avait jamais présenté les choses de cette manière. Pour être honnête, je ne sais pas si dans ma période de dépression, j’aurai été capable de l’accepter. C’est un concept qui dépasse l’entendement. Cela pousse à reconsidérer complètement la manière dont l’on fonctionne. Mais avant de le mettre en pratique, il faut pouvoir l’accepter et, c’est peut-être l’étape la plus difficile. Elle m’est apparue progressivement mais aujourd’hui, j’en suis convaincu : c’est bien comme ça que le monde fonctionne et je ne peux m’empêcher de vouloir faire en sorte de que plus en plus de monde s’en rende compte. Assez de suspens : ce sont tes pensées qui créent ta réalité.

Ce n’est pas un concept New Age ou je ne sais trop quoi. C’est une réalité. C’est ma réalité depuis que j’ai accepté d’y croire. C’est la réalité que j’expérimente depuis plusieurs mois. Lorsque tu es négatif/ve, tes pensées imaginent le pire. Tu vis une période si difficile que ton mental est en roue libre. C’est un hamster sous coke dans sa roue. Il ne te laisse aucun répit. C’est pourquoi ton sommeil n’est absolument plus réparateur, rendant chaque journée plus difficile que la précédente. Tu peines à sortir du lit (c’était mon cas). J’étais au chômage, très déprimé, j’étais fauché, la situation ne s’arrangeait pas, je me trouvais gros. J’étais addict aux réseaux sociaux, je passais des heures sur facebook et twitter. Et j’essayais d’oublier mes malheurs en jouant à la Xbox ou en regardant des séries TV… Ce n’était franchement pas beau à voir. Je ne prenais plus vraiment soin de moi, j’étais en jachère : jogging, barbe mal entretenue. Tout était une épreuve ! Un exemple : celle qui partageait ma vie à ce moment-là me demandait d’aller poster une lettre dans la journée. Le bureau de poste est à 250 mètres à pied de chez moi. C’était la seule chose que j’avais à faire de la journée. La seule obligation. J’avais l’impression que c’était insurmontable. Que je n’aurai jamais la force nécessaire pour y aller. Je n’avais pas envie de sortir de la maison. Le monde extérieur me rebutait. Mes seuls échappatoires, c’était mes entrainements de tennis de table (ouais, un vrai sport de bonhomme, qu’est-ce qu’il y a ? 🙂 ) Cela m’empêchait de penser. J’y restais jusqu’à ce qu’il fasse nuit. Bref, si on m’avait posé la question, j’aurais dit sans broncher que ma vie c’était de la merde

Tu ne vas pas te sortir de la dépression en claquant des doigts. Je n’ai pas ce pouvoir sur toi. Le seul pouvoir que je pense modestement détenir, c’est qu’en passant par là, je peux essayer de te montrer la trouée au milieu des nuages sombres. Dans cette trouée, les rayons du soleil sont là. Oh, ils sont discrets. Mais ils sont là. Et c’est dans cette direction que j’aimerai que l’on aille ensemble.

Prends une profonde respiration. Il va falloir que tu regardes ta situation actuelle en essayant de dompter ton esprit. Il va falloir que tu sois capable d’avoir une analyse réfléchie de ce qu’il t’arrive. Il va falloir que tu sois capable de distinguer deux catégories distinctes parmi ce qui t’arrive :

  • Qu’est-ce qui ne dépend pas de toi. Qu’est-ce qui, quoi qu’il arrive n’est pas de ton ressort ?

C’est une possibilité. Tu es face à une situation déplaisante sur laquelle tu n’as aucun contrôle. Aucun putain de contrôle. Et ça te rend fou/folle. Tu y penses. Et tu y repenses. Tu essayes de démêler cet écheveau sans y parvenir. Alors tu y penses encore… Non, dans ce cas là, il faut que tu lâches prise. Un peu comme Claude François (pardon, je tente de te provoquer un petit sourire au passage, ne m’en veux pas ! 🙂 ) Il faut que tu acceptes de ne rien pouvoir faire. Il faut respirer. Dans ces cas là, je te recommande de toutes mes forces la pratique d’une activité zen. Méditer, c’est gratuit. Tu peux être dans la pire situation financière que tu peux encore méditer. Tu choisis un endroit confortable et calme. Tu fermes les yeux. Tu inspires profondément. Tu expires lentement. Et tu te concentres sur ton souffle et uniquement sur lui. Tu t’ancres sur ton souffle. Encore et encore. A chaque fois qu’une pensée, qu’une image se ramène. Hop, tu te reconcentres et tu reviens à ton souffle. Sans te juger. Sans t’en vouloir d’avoir pensé alors que normalement il ne faudrait pas et merde, même ça je n’y arrive pas, je suis vraiment naze et puis bordel je suis mal installé(e) et puis les voisins font du bruit et puis et puis et puis… Relax ! On y retourne, dans le calme. Avec bienveillance. Tu essayes d’aller mieux alors sois fier/fière de toi. Et reconcentre toi encore sur ton souffle. Ca entre, ça sort. Tu fais ça pendant une dizaine de minutes. Si tu peux, tu le fais tous les matins. Ca va te ventiler l’esprit. T’apprendre à te détacher un peu de tes pensées. Tu n’as aucun contrôle sur la situation alors pourquoi est-ce que, dans le moment présent, tu devrais te torturer toi même ? Pourquoi est-ce que tu devrais continuer à appuyer sur la plaie qui te fait mal ? Accepte la situation. Lâche prise. Et respire…

  • Qu’est-ce qui dépend de toi et que tu peux changer pour que ça aille mieux ?

Cela ne va peut-être pas te faire plaisir mais parfois, il faut savoir l’entendre : tu es le personnage principal de ta vie. Ce n’est ni ta mère, ni ta meilleure amie ou tes potes, encore moins cette conseillère du Pôle Emploi ou ton chef actuel. Non. Tu es le personnage principal. C’est toi l’acteur ou l’actrice. Tu portes le scénario de ta vie sur tes épaules. Si tu ne fais rien. Si tu ne changes rien. Si tu n’acceptes pas que c’est toi qui écrit, à chaque seconde ta propre histoire, il ne se passera rien. Enfin, si : il se passera des choses oui. Des choses que tu n’auras pas forcément désiré. Des choses joyeuses et des tuiles. Un peu comme à la loterie, tu vois ? En agissant comme ça, t’agis comme un bateau sans gouvernail. Tu te laisses porter par le courant. Tu agis peut-être comme les autres veulent que tu agisses. Tu ne t’écoutes pas trop. Tu suis ce courant sans trop savoir où ça te mènera mais bon, au fond ça va peut-être parce que tu te dis que ça ira mieux plus tard. Dans le futur. Quand tu auras trouvé une nouvelle personne avec qui partager ta vie. Ou simplement un nouveau boulot. Non, non non. Je suis désolé. Cela ne peut pas fonctionner comme ça. Plus précisément, ce n’est pas comme ça que tu vas sortir ce que tu as au fond de tes tripes pour devenir la personne que tu es destinée à être sur cette planète. Il faut d’urgence que tu équipes ton bateau d’un gouvernail, que tu te fixes un cap. C’est toi le seul maître à bord. C’est toi qui commande. Tu as en toi une force que tu ne soupçonnes même pas. Ton mental se persuade que tu ne vaux rien. Je pense exactement le contraire. Ouais, même si je ne te connais pas. Parce que il y a un feu sacré en chacun de nous. Un feu sacré qui pousse de nombreux individus à sortir de l’ombre et à avancer dans la lumière. Qu’un mec comme Philippe Croizon soit capable de telles prouesses avec ce qui lui est arrivé, ça force le respect. Ca inspire ! Qu’importe les épreuves que tu traverses, il faut que tu te concentres sur le moment présent. Le passé n’existe plus. C’est fini. Over, terminé ! C’est inutile de trainer ta croix. De te faire plaindre. Ta seule véritable ressource, c’est le moment présent. C’est maintenant ! Ce n’est pas demain. C’est maintenant. Et ce que je te demande, c’est quelles actions est-ce que tu peux poser pour arrêter d’être une victime de ce qu’il t’arrive ? Je ne veux pas savoir toute la peine que tu as. Je ne veux pas entendre le flot de tes sanglots et toutes les justifications que tu pourras trouver. Non. Ce n’est pas le discours que j’aimerai que tu tiennes. J’aimerai que tu te tournes vers le moment présent et que tu acceptes d’agir pour incarner le changement. Je veux que tu te relèves. Que tu te remettes sur pied et que tu te battes. La trouée dans les nuages existe vraiment. Elle est là pour chacun d’entre nous. Qu’elles que soient les épreuves ou les échecs rencontrés. Mais pour ça, il faut que tu te remettes en selle et que tu montres ce que tu as dans les tripes. Que tu le fasses maintenant. Fais gronder la puissance qui est en toi. Elle est là, elle est disponible. Elle est tapie derrière les justifications que tu te donnes de continuer à persister à souffrir. Être heureux est un choix. Être malheureux est un choix aussi. On peut accepter de continuer à souffrir. A broyer du noir. A ressasser, encore et encore. C’est sans fin. Et comme je te l’ai déjà écrit, tes pensées créent ta réalité. Si tu as peur du monde extérieur, ton monde extérieur va, matériellement te donner des raisons d’avoir peur de lui. C’est exactement ce qu’il m’arrivait. Plus j’allais mal et plus ça allait mal, comme si j’attirais comme un aimant toutes les tuiles du monde. C’était insupportable. Moi, j’ai perdu deux années de ma vie que je ne reverrai plus jamais. Et toi, combien de temps faudra t-il que tu perdes pour te remettre à vivre ? Tu es peut-être fragile. Affaibli(e). J’entends tout ça. Mais si tu lis ces mots, c’est que t’es toujours en vie. Et jusqu’à preuve du contraire, on peut toujours se relever tant que l’on est en vie. Même endetté(e) jusqu’au cou. Même dans les situations les plus inextricables, on peut s’en dégager. Pourquoi ? Parce que tu as ta disposition un esprit incroyable et sans limite. C’est un générateur d’idées. Oh, il est peut-être rouillé. Mais il est là lui aussi, fonctionnel, prêt à servir. Prêt à te dégager de toutes les situations sur lesquelles tu peux agir par l’action. Alors utilise le. Pose toi, écris. Ecris ce que tu voudrais changer. Tu écris comme ça vient. On s’en fout des fautes. Ne te concentre pas sur ce que tu ne veux pas. Concentre toi sur CE QUE TU VEUX VRAIMENT. On s’en fout que tu sois le/la seul(e) à pouvoir te relire. C’est à toi que tu t’adresses. Cherche des actions à poser. Cherche des choses que tu pourrais faire maintenant pour sortir de là. Moi, derrière mon écran, je crois en toi. Je crois en cette force que tu as en toi de te dégager, de te relever et de remonter la pente. Au-dessus des nuages, le soleil est toujours là. Ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas qu’il n’est pas là. Fais moi confiance !

J’espère que mes mots claqueront dans ton esprit. Que ça résonnera en toi. Il est temps de sortir de ta zone de confort et d’aller à la rencontre du soleil. En tous cas, je t’attends là-bas !

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