C‘est vrai que quand j’étais petit, j’avais la tête pleine de rêves. Il me revient régulièrement en mémoire un souvenir qui ne me quitte plus. J’étais au CP, dans une petite école primaire à l’île de la Réunion. Vivre à la Réunion pour une flamme jumelle, ça ne manque pas de me faire sourire aujourd’hui. Le souvenir, disais-je, c’est un petit copain de classe qui me l’a laissé. Il pointe le toit de notre école du doigt. C’est la récréation. « Tu vois, là-haut, sur le toit, il y a un vaisseau spatial. » Je suis jeune, un brin naïf. Je le regarde. Il enchaine. « Si tu veux, on ira faire un tour toute à l’heure… » Je me souviens parfaitement de cette impression. Je me suis dit « Mais c’est magique ! » Je me suis vu dans son vaisseau spatial, en train de survoler l’école, la ville et le pays. C’était incroyable. Je trouvais ça tellement chouette. Tellement magique. Il m’a amené sous les arbres en vue de ramasser un bout de bois. Il m’a dit « ça sera notre baguette magique« . Je me suis trouvé un bout de bois, j’étais sur un nuage. La récréation allait bientôt toucher à sa fin mais on allait s’envoler. La maîtresse ne nous en voudrait sûrement pas. On allait faire un tour de soucoupe volante, c’était tellement plus excitant que de retourner en classe…

Puis, la sonnerie a retenti. « C’était des conneries en fait, il n’y a pas de vaisseau… » Je ne me souviens pas du visage de ce petit garçon. Je me souviens juste que quelque chose s’est brisé en moi à ce moment précis. La magie venait de s’envoler. Je crois que j’avais déjà pigé que le père Noël était un mensonge. Idem pour la petite souris. Puis là, on venait de piétiner un petit rêve tout beau tout neuf… Je pense (c’est peut-être trop romancé pour que ça soit vrai) que j’ai laissé une part de moi dans cette petite cour d’école. La part qui aimait rêver. Tout était possible. Même de s’envoler dans un vaisseau spatial le temps d’une récréation…

Je suis devenu un grand. J’ai accepté que les magiciens n’étaient pas vraiment magiciens. Qu’il y avait toujours un truc. Une feinte. Une explication rationnelle à tout. Tout le temps. Le monde a probablement perdu de son éclat à ce moment-là. Les couleurs se sont un peu diluées. La vie n’était pas magique en fait. Il y avait toujours une explication pour tout. Tout le temps. C’était la norme…

Je me souviens du bonheur provoqué par la lecture des aventures d’Harry Potter. Le temps de la lecture, j’oubliais ce monde triste et gris. Je m’échappais. Je fuyais la réalité à dos de balai volant. Je me cachais sous la cape d’invisibilité et me remplissais le ventre de chocogrenouilles. Tout était possible. Et c’était tellement chouette de goûter à nouveau à cette sensation…

Puis la vie active, hein. La fameuse. Dans laquelle j’ai occupé des postes divers. Je me suis souvent retrouvé dans des situations complexes. Des boites qui te pressent le citron. On ne te respecte pas vraiment. Il suffit que tu résistes pour que ça devienne inhumain. J’ai donc gagné deux procès aux prud’hommes. Je n’avais pas envie de me laisser faire. L’injustice me rendait fou. Je ne comprenais pas encore pourquoi ça me révoltait autant…

Puis un jour, la rencontre. La fameuse rencontre qui a tout bouleversé. J’ai rencontré ma flamme jumelle. Et elle a redonné des couleurs à ma réalité. Le monde n’était pas devenu gris, c’est moi qui n’arrivait plus à voir les couleurs. La magie s’est immiscée partout où elle le pouvait. J’ai perdu la peur de la mort, j’ai compris par l’expérience que nous n’étions que de passage sur cette terre. Nous venons d’ailleurs. Nous avons déjà plusieurs existences à notre actif. Mais quand on démarre une nouvelle vie, c’est comme une nouvelle partie dans un jeu vidéo. On n’a pas de sauvegarde. Aucun souvenir de quoique ce soit. Sinon, l’illusion ne fonctionnerait pas. Il faut tout oublier. Avoir l’impression d’être là, comme par accident. On tente ou non de comprendre le sens de notre venue sur terre. On se forge une explication et on s’y tient. J’étais athée, je pense savoir de quoi je parle…

Aujourd’hui, je suis éveillé. C’est drôle de dire ça comme ça. Mais c’est comme ça qu’on dit. Je suis sorti de la caverne dont parlais déjà Platon à l’époque dans son allégorie. Je n’ai pas retrouvé les souvenirs de mes vies passées mais je sais que c’est une réalité. J’ai trop expérimenté de choses. Vécu trop de situations incroyables. Je me suis ouvert à la possibilité qu’un monde de l’invisible pouvait cohabiter avec le notre. Et depuis que j’ai ouvert la porte, il ne se prive pas de se montrer. Et même de m’aider comme j’en parle dans mon article sur les murmures de l’Univers

Le périple de la flamme jumelle

Je sais que celles et ceux qui vivent cette incroyable aventure humaine savent de quoi je parle. J’ai eu la chance de rencontrer d’autres personnes comme moi. Ils menaient une vie ordinaire pour la plupart. Puis ils ont fait une rencontre qui a tout bouleversé. Tout chamboulé. C’est beau de voir à quel point l’Univers prend soin de nous. La seule chose qu’il attend souvent de notre part, je pense. C’est de faire le saut dans le vide. Le saut de la foi. C’est ce moment où, sans savoir où on va, sans savoir de quoi demain sera fait, on décide d’écouter son coeur à tout prix. Parce qu’il crie beaucoup trop fort pour que l’on puisse le réduire au silence. Le mien m’hurlait de quitter mon travail et de partir au Canada. C’était insensé. Absolument illogique sur le papier. J’avais un CDI, un salaire correct, des collègues agréables et un patron sympa. Mais le coeur, ça lui convenait pas du tout. Il voulait autre chose. Et il me fallait traverser l’océan pour retrouver ce quelque chose… Il la voulait elle. Elle, dont le souvenir ne parvenait pas à s’effacer. Il voulait donner une suite à cette belle histoire, interrompue trop tôt et sans raison… A ce moment-là, quand j’ai pris mon billet d’avion pour le Canada, je ne savais pas encore que je venais de me lancer dans le périple de la flamme jumelle. Je venais d’accepter la mission…

Je ne vais pas faire le pleurnicheur. Mais oui, c’est dur. Très dur même. Heureusement que l’Univers a mis sur ma route de belles personnes pour me guider et me soutenir. Il semblerait que personne ne puisse vraiment comprendre. A l’exception des flammes jumelles qui le vivent aussi. Les amis (et j’ai la chance d’en compter quelques uns) voudront essayer de comprendre mais ce n’est pas possible. Cela dépasse les cadres de leur perception. Et, sans qu’ils le veuillent, ils balancent du venin à chaque fois que le sujet est abordé. Je ne pense pas qu’ils souhaitent faire souffrir. Oh non, pas du tout. Mais c’est tellement hors norme, tellement incroyable qu’ils ne peuvent pas vraiment conceptualiser tout ça.

« Mais t’as des nouvelles ? » « Mais elle en pense quoi de cette histoire de flamme jumelle, tu lui en as parlé au moins ? » « Mais attends, t’en connais toi des flammes jumelles qui sont ensemble aujourd’hui ? »

Tout ça, c’est du poison. Parce que quand on est sur ce chemin escarpé, un rien peut nous faire tomber. On se cramponne à notre foi comme à un bâton de berger. On escalade les flancs abrupts de nous-même. On se confronte à nos manques, à nos croyances et à nos errements… On danse avec notre égo et bien souvent, il nous écrase les pieds.

Le soin de reiki et le tirage angélique

Je lisais régulièrement que ce qui entretenait la séparation entre les flammes jumelles, c’est le manque d’harmonie énergétique. Je me suis donc rendu dans le cabinet d’une thérapeute sur Montréal. Ca tombait plutôt bien, elle vivait dans un quartier que je connaissais très bien. Je me pointe avec un peu d’avance et profite des arbres en feu. L’automne est là et c’est magnifique. C’est l’heure, j’entre donc dans le cabinet. Ca sent un peu l’encens. Sur le mur, il y a un tableau qui parle d’anges, de canalisations, de maitres ascencionnés. Au fond de moi, je sais que je suis au bon endroit mais mon mental pédale dans la semoule. Obligé de lui tenir la main comme à un petit garçon apeuré. « T’en fais pas, je suis là, je ne t’ai pas amené dans un traquenard. Souviens toi de tout ce qu’on vit désormais au quotidien, ça va passer… » Puis, c’est mon tour. J’explique à la thérapeute pourquoi je suis là. Je me suis éveillé, je crois désormais au monde de l’invisible. Et comme c’est suite à la rencontre de ma flamme jumelle, j’aimerai qu’on me remette les énergies en place dans le but d’atteindre l’union…

Très vite, son regard change. Et à coup de sous-entendu, elle me dit : « Parfois, il n’y a pas d’union entre les flammes jumelles hein… » J’essaye un peu de m’en défendre mais elle enfonce le clou jusqu’à ce qu’elle me crache le morcif. Elle me déballe donc que cette fille est bien ma flamme mais qu’elle a refusé le lien. Elle m’a reconnu mais elle ne veut pas de moi. Puis elle me sort sa description. Je n’ai donné aucun autre détail mais c’est un sans faute. Elle me parle de son rapport à la séduction et à la matérialité. Elle m’explique qu’elle préférera choisir un porte-monnaie plutôt que moi qui l’aime dans tout son être. Dans toute sa nudité…

J’encaisse le coup. Je vacille un peu sur mes appuis. Le soin démarre et deux larmes discrètes glissent sur mes joues… C’est d’ailleurs du costaud. J’ai l’impression d’être branché à une machine. Je ressens vraiment quelque chose. C’est très puissant… A un moment, j’ai les yeux fermés mais je parviens tout de même à distinguer la thérapeute. Je la vois près de moi, bouger les bras. L’image n’est pas aussi nette que si j’avais les yeux ouverts mais je la vois, c’est réel. Je lui demande : « J’ai les yeux fermés mais je vous vois, c’est normal ? » « C’est ton troisième oeil qui s’ouvre« . Ha tiens, voilà autre chose…

Les jours qui suivent sont aussi maussades que le temps. Je fais une crise de boulimie. Moi qui combat contre moi-même pour inspirer les gens à se reprendre en main, à atteindre leurs objectifs et à changer. Je suis là, petit être misérable à me remplir la panse de pain et de beurre de cacahuète. Je suis triste. Je trouve tout ça tellement insensé. Je ne comprends pas pourquoi l’Univers m’aurait juste fait croiser la route de ma flamme pour m’éveiller. Il y avait tellement d’autres moyens. J’aurai travaillé comme un acharné à ma mission d’ouvrir les yeux de celles et ceux qui ne voient pas encore l’invisible. C’était très bien. Mais pourquoi me faire croiser l’Amour, le vrai, celui qui a traversé les âges pour m’en interdire l’accès ?

Je décide de remonter sur le ring. J’ai récupéré mon bâton de randonneur. Je ne vais pas m’arrêter ici. Parce qu’on m’a dit que c’était impossible. Que ce n’était pas pour cette vie. Cet amour que je ressens pour cette fille me fait tenir debout. Je suis tombé plein de fois mais je m’en rends bien compte, à chaque fois que je me relève, je suis plus fort qu’avant. Ma foi devient plus puissante qu’avant. Comme si je savais que j’allais y arriver. Coûte que coûte. Je vais perdre une partie de moi dans cette randonnée. Mais c’est celle que je dois abandonner. Si je veux me remplir de lumière, il va falloir éclairer toutes les ombres…

Hier, j’étais au salon du bien-être de Montréal. Un ami éveillé me parlait de cette histoire de flamme jumelle. Je m’étais désisté plus tôt dans la semaine d’une réunion que nous devions avoir. J’avais envie d’être seul. Je sentais le besoin de traverser mon orage comme un grand. Je savais que j’étais dangereux pour les autres. J’avais de la colère, de la tristesse. Je ne voulais pas que mon égo s’en prenne aux autres. Je sais que je peux mordre très fort et je m’en méfie… Dans le salon, il revient sur cette annulation. M’interroge sur cette histoire de flamme jumelle qu’il peine à comprendre. Je tente de lui expliquer un peu mais il balaye d’un revers de main ce que j’avance en me disant que j’ai tort. Mon coeur se serre mais je prends sur moi… J’ai l’habitude qu’on vienne nourrir le doute en moi…

On s’arrête ensemble devant un stand derrière lequel se tiennent trois dames. Sur la petite table, il y a un tarot angélique. Mon ami s’en saisit et me propose de tirer trois cartes. Je m’exécute. Je retourne la première carte, puis la deuxième. Je manque de m’étouffer en retournant la troisième. C’est la carte de la « flamme jumelle« . Mon pote n’en revient pas. Il comprend que c’est peut-être à lui de creuser un peu mieux ce sujet plutôt que de me dire que j’ai tort…

Quelques minutes après je sympathise avec une dame. On papote. Avant qu’elle ne m’apprenne qu’elle est dans une relation de flamme jumelle elle aussi. Elle a tout quitté en France pour venir le rejoindre au Québec. Dis donc…

Je ne sais pas où je vais. Je dois bien le reconnaître. J’avance sans grande visibilité. J’ai envie de retrouver cette fille et de vivre cette belle histoire. Pour moi et pour l’impact positif que l’union des flammes peut avoir sur le monde. Je sais que mon âme n’est pas pressée. Que chaque fois que je suis dans l’urgence, c’est que je suis dans le manque et le mental…

Certaines flammes ressentent vraiment l’autre en elles. Je ne sais pas si c’est vraiment mon cas. J’ai parfois des coups de mou, je ne me sens pas bien alors qu’il n’y a pas de raison à ça mais je ne sais pas si c’est lié ou non…

En tous cas, j’envoie plein de courage et de bonnes ondes à celles et ceux qui cheminent aussi sur le même chemin escarpé que moi…

Le livre d’Estelle Maillard sur le thème des âmes jumelles m’a apporté pas mal de réponses. Il coûte 20 euros. Si jamais tu l’achètes en passant par mon lien, je toucherais une petite commission. Voilà, je le précise mais j’essaye de trouver des moyens de générer un peu d’argent avec mon blog. La gratitude ne paie pas encore les loyers ! 🙂

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