Comment dépasser ses peurs ?

Si on s’en tient à la définition de Wikipédia sur le sujet, la peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger ou d’une menace. En d’autres termes, la peur est une conséquence de l’analyse du danger et permet au sujet de le fuir ou de le combattre, également connue sous le terme « réponse combat-fuite ». Ça veut dire que si t’es en train de camper et que tu te retrouves nez à nez avec un ours de 600 kilos, un puissant sentiment de peur va prendre ton contrôle. C’est ce qui va permettre à ton corps de se bouger en vue de courir comme un dératé. C’est donc plutôt sain d’avoir le coeur qui tambourine à tout rompre en présence d’un prédateur. De recevoir un shoot d’adrénaline. C’est ce qui va éventuellement te permettre de survivre. Je dis éventuellement parce que j’imagine qu’un ours déterminé, ça doit être franchement impressionnant…

Là, pas de doute : la peur est saine. Elle est vitale même. Elle va permettre de déclencher toute une série de conséquences pour permettre ta survie en tant qu’être vivant. Mais t’admettras que de voir apparaître les mêmes symptômes pendant un entretien d’embauche, c’est chiant. C’est handicapant même. C’est la panique. Tes aisselles produisent une abondante transpiration. Ta respiration est désordonnée… Et, à moins que le DRH qui te fait face ressemble à un ours, il n’y a pourtant pas de danger réel…

La peur, c’est une plaie. Et elle peut foutre des vies en l’air, crois moi. Alors qu’au final, dans la grande majorité des cas, la peur est une création de notre mental. Ce que j’entends par là, c’est que notre esprit est une machine incroyablement puissante. Il est capable d’imaginer et de créer ce qui n’existe pas. Notre environnement n’est, ni plus ni moins que des créations qui proviennent de l’esprit. Avant de passer par l’étape de la conception, chaque objet a été pensé, imaginé. Il n’existait pas mais quelqu’un l’a imaginé…

C’est un outil remarquable lorsqu’il est utilisé en tant que tel ! L’inconvénient de notre mental, c’est lorsque c’est lui qui se met à prendre le contrôle de notre vie. Un peu comme si le maréchal-ferrant recevait ses ordres de la part de son marteau. Ça parait aberrant n’est-ce pas ? Et pourtant c’est souvent ce qu’il se produit. Notre mental imagine une situation fictive. Cette situation est effrayante. Cette situation nous fait peur. Elle n’existe pas. C’est notre mental qui imagine. Il crée, de toutes pièces. Ça n’est pas réel. Ce n’est pas en train de se produire mais notre mental est un illusionniste si puissant qu’il va nous le faire croire… Et il fait tellement bien son travail qu’il va être capable de nous empêcher de faire quelque chose qui nous tient à coeur…

Notre mental, il nous connait par coeur. Un peu comme les mangemorts d’Harry Potter. Il sait tout de nos failles et nos faiblesses. Il a une parfaite connaissance de nos fonctionnements internes, ce qui lui permet de savoir à l’avance quelle image va avoir le plus d’impact sur nous pour nous effrayer… L’enfoiré ! 🙂

La première étape pour se libérer de son emprise, c’est de savoir comment il fonctionne. Cela revient à mettre un coup de projecteur sur son mode opératoire. Il faut le prendre la main dans le sac. J’en avais déjà parlé dans mon article sur la peur de l’avion mais le mien était du genre vicieux. Il était fortiche pour m’envoyer des images mentales de crash et d’accidents. Il me faisait une compilation de toutes les scènes de films qui tournaient mal et me rendait malade à grand renfort d’explosions, de dépressurisation et de cris de panique. Cela n’existait pas. C’était fictif. C’était mental. Et plus j’en devenais conscient et plus j’avais l’impression d’avoir surpris un enfant en train de faire une bêtise. Pris sur le vif !

Dépasser ses peurs 

Une fois que tu as identifié son petit manège, tu n’es pas sorti(e) d’affaire pour autant. Parce que les peurs seront toujours là. Ce n’est pas parce qu’on a mis en lumière son fonctionnement que le mental s’arrête de fonctionner. Ce voyou va continuer. Encore et encore. Il va tenter de te contrôler. De te rendre esclave de ses petites productions. En te poussant à imaginer le pire, il veut te couper l’envie d’agir…

Il n’y a pas de secret. Même si tu as peur, il va falloir que tu passes à l’action…

Cruelle vérité. Je sais, je sais. T’aurais peut-être aimé que je te donne une technique imparable de relaxation pour annihiler le sentiment de peur en moins de dix secondes. Quelque chose qui te rende invulnérable. Qui fasse gronder ta puissance intérieure et te transcende. Mais ça en fait ça, ça n’existe pas. Enfin si, ça existe. Mais ça va te demander des efforts et un travail personnel. Et ça ne se fera pas en dix secondes. Pour autant, le jeu en vaut vraiment la chandelle…

Il va simplement falloir que tu agisses. Même si tu as peur. Voilà comment on dépasse ses peurs. Voilà comment on augmente son niveau de courage. Voilà ce qui va permettre d’installer durablement en toi cette confiance qui te manque peut-être. Il va falloir faire. Même si t’as les mains moites. Même si tu tremblotes comme une petite feuille agitée par un vent mauvais. Il va falloir que tu le fasses alors même que tout ton corps est en mode alerte rouge. Il faut que tu observes tout ce qui se produit en toi. Ton mental est un magicien si puissant qu’il est en train de faire croire à tout ton corps que t’es en présence d’un ours de 600 kilos. Alors que tu t’apprêtes peut-être juste à prendre la parole en public. Ou à sortir seul dans un bar. Ce sont des actions qui, d’un point de vue rationnel, ne présentent aucun danger véritable. C’est fictif. Alors pas de secret, il va falloir que tu le fasses quand même. Même si tout ton corps semble se mettre en travers de ton intention. Même si ton esprit panique. Si ça clignote de partout dans la tour de contrôle. Il va falloir le faire. Il va falloir mettre un pas devant l’autre et agir. Ni plus, ni moins.

Périple à New York City

Je ne me suis jamais considéré comme quelqu’un de très courageux. Je tiens beaucoup à la vie. J’ai donc toujours été tenté de fuir tout ce qui pouvait la mettre en danger. Parfois, c’était rationnel et cohérent comme attitude. Mais la plupart du temps, ça ne l’était pas. J’avais lu, ci et là, que pour dépasser ses peurs, il fallait passer à l’action. Je soupirais en me disant que c’était vraiment un conseil de merde. Qu’il fallait vraiment prendre son lecteur pour un con que de lui servir pareille idiotie. Sérieusement ? « Juste passer à l’action. Mais j’en suis incapable bordel » me disais-je.

Puis un jour, je suis passé à l’action. J’avais envie de devenir meilleur. J’avais envie de me prouver que j’en étais capable. J’avais compris que si je ne changeais pas, la vie ne changerait pas à ma place. C’était à moi de faire le premier pas. Il fallait que je me bouge le cul même si ça faisait peur…

img_7943
En train d’attendre que ma mission de GTA 4 se lance. Vive Liberty City !

Là, je reviens de quelques jours passés en solo à New York. Armé de mon sac à dos, j’ai grimpé dans un bus depuis Montréal. Comme un grand, je m’étais booké un logement sur place. Je me suis démerdé, j’ai pris le métro. Et je me suis régalé comme jamais. Un de mes périples les plus marquants…

Pour certains, ce genre de récit peut prêter à sourire. Parce que c’est quelque chose d’inné. De facile. Mais pour moi, tu m’aurais proposé de faire ça l’an dernier, je me serais liquéfié. Une grande ville ? Seul… Nom d’un chien, l’angoisse… Aujourd’hui, c’est coché. J’ai encore agrandi ma zone de confort. J’ai encore agrandi l’étendue de mes possibilités. Comme un muscle, c’est quelque chose qui se développe. Mais il faut s’en servir, régulièrement. Il faut s’entrainer…

D’où que tu partes, quelque soit la situation qui t’effraye, tu en es capable. Il est maintenant temps de venir déloger ton mental du cockpit et de reprendre les commandes.

« On a peur, on s’imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon » (Georges Bernanos)

Pour aller plus loin…

L’écriture de cet article m’a été inspirée par un livre que je lis en ce moment. Il s’agit de « Plus malin que le diable » de Napoléon Hill. C’est un ouvrage remarquable qui délivre de nombreuses clés pour connaître plus de succès dans notre vie. La peur est une mauvaise conseillère. Sache que si tu te décides à dépasser tes peurs, la vie te récompensera. Elle n’attend que toi pour démarrer pour de vrai ! 😉

Et si tu te demandes comment avoir confiance en toi sans quitter ta paire de pantoufles, je me propose de t’offrir gratuitement mon Guide de la Confiance en Soi. Pour info, il est normalement proposé à 4,99€ sur Amazon alors fonce !

Un jour, j'ai décidé de me réveiller et de partir à la conquête de mes rêves...

5 commentaires

  • Anonyme

    Merci tony pour cet excellent article qui explique très bien qu’est ce que c’est la peur et comment il faut l’éliminer par l’action.
    Je rajouterai que la peur doit être affrontée chaque jour et un petit peu chaque jour, comme cela dans quelques jours ou semaines elle aura déjà réduit d’intensité. Il faut y aller petit à petit, étape par étape.

    Par exemple, si j’ai vraiment très peur des serpents et que c’est une peur qui me paralyse complètement, je sais que cela va prendre plus de temps pour ne plus avoir peur des serpents. Je vais commencer à regarder des images tous les jours, des images de plus en plus trash et le faire par exemple 10 minutes par jour en me répétant mentalement. Je suis serein lorsque je vois un serpent. Ensuite la peur des serpents va diminuer car on aura l’habitude d’avoir vu des serpents mais ce ne sera pas fini, car losrque l’on va être confronté à un serpent face à nous (dans un zoo par exemple) on aura peu être un peu moins peur car on aura l’habitude de voir des serpents mais on aura encore très peur. Ce qu’il faudra faire c’est d’aller régulièrement au zoo ou dans un vivarium voir les serpents. Ensuite on doit pouvoir s’en approcher de plus en plus toujours en se répétant une phrase qui contredit nos croyances limitantes par rapport à cette peur qui dit j’ai très peur des serpents. La dernière étape ce sera bien sûr de pouvoir toucher un serpent. Cela prendra peut être beaucoup de temps pour en arriver à cette étape puisqu’à cette étape on ne pourra pas être complètement paralysé, il nous faut avoir un minimum de courage et de contrôle sur nos pensées. On pourra par exemple toucher un serpent plus petit, ensuite un peu plus grand et ainsi de suite. Tout dépend le degré de peur.

    Si on a un peu peur on pourra facilement la dompter la réduire d’intensité jusqu’à quand on sera parfaitement à l’aise mais dans mon exemple, cette peur peut se dompter avec plus de temps, car la peur aura beaucoup plus d’intensité. Il y aura plein d’étapes à mettre en place. L’essentiel, c’est de 1) se confronter à la peur 2) le faire régulièrement et chaque jour 3) commencer par ce qu’on pense possible.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *