J‘ai toujours aimé les jeux vidéo. Je me souviens encore de l’état d’excitation et de joie lorsque l’on m’a offert ma première console de jeux. C’était une Super Nintendo. J’y ai passé des heures. Super Mario, Street Fighter, Nigel Mansell’s World Championship ou encore Super Adventure Island. C’était génial. Je disparaissais de la chambre dans laquelle je me trouvais et je partais à l’aventure dans des mondes imaginaires. Des univers de pixels et de couleurs. Dans l’article d’aujourd’hui, j’ai envie de faire un petit parallèle entre ces univers virtuels et la vie. Et même si ma démonstration pourrait te paraître audacieuse, j’ai tout de même envie de te la partager. Je vais essayer de rendre ça clair et plus ludique qu’un épisode de Vivement Dimanche.

Tu es un être humain. Tu as des caractéristiques qui te sont propres comme la couleur de ta peau, la taille que tu fais ou encore le fait que tu sois un homme ou une femme. Une grande majorité de tes critères physiques proviennent de ton affiliation. De ta lignée familiale. C’est pour ça qu’on se retrouve parfois à avoir le pif de son père ou la forme des yeux de sa mère. Tu n’as pas vraiment choisi ces critères là. C’est acquis dès le départ. C’est la base avec laquelle tu as commencé ce jeu de la vie. On va ajouter à ce personnage que tu es des prédispositions naturelles. Il y a des aptitudes que tu as qui semblent innées. Prenons un personnage un peu célèbre pour mieux comprendre : Mozart. Dès l’âge de trois ans, Mozart révèle des dons prodigieux pour la musique : il a l’oreille absolue et certainement une mémoire eidétique. Ses facultés déconcertent son entourage et incitent son père à lui apprendre le clavecin dès sa cinquième année. Par la suite, le petit Mozart va se retrouver à apprendre le violon, l’orgue et la composition. Bon, on en pensera ce qu’on voudra mais visiblement, le mouflet avait des prédispositions à la musique. Le “personnage” de Mozart avait des facilités avec la musique. Et toi, c’est la même chose. Il y a sûrement une discipline, un art, une pratique, une chose que tu fais avec des facilités. Toi, ça te semble naturel. Tu n’as pas l’impression de devoir fournir un effort considérable et pourtant, tu obtiens de biens meilleurs résultats que les membres de ton entourage. Ces qualités naturelles peuvent être exploitées comme elles peuvent être délaissées. Mais elles sont là…

Expérience en Full HD

Dans le jeu vidéo de la vie, ton personnage évolue dans un environnement. Dans un univers. Cet univers est même en ultra haute définition. Et comme je l’ai longuement expliqué dans mon article “La carte n’est pas le territoire“, c’est à travers les sens physiques de ton personnage que tu parviens à traduire les informations de cet environnement. C’est un peu comme si tout autour de toi, il y avait une sorte de matrice contenant uniquement de l’information. Du parfum d’une fleur au reflet du soleil sur la surface de l’eau, ce n’est que de l’information finalement. Des données. De la data. La fleur émet des informations sous la forme d’une odeur. Mais l’odeur, ce n’est que le canal contenant de l’information. Et l’information, ton personnage est capable de l’interpréter. C’est cette capacité qui permet à ton personnage de s’exclamer : “Hmm, elle sent drôlement bon cette fleur !” ou encore “Mince, je crois que j’ai marché dans une merde de chien !

Dans le jeu vidéo de la vie, tu apparais sur la carte à un endroit précis et défini. Que ça soit à la maternité, chez tes parents ou ailleurs, ton lieu de naissance c’est ton lieu de respawn. C’est là où t’as poussé ta première beuglante pour la première fois. C’est là où le jeu a commencé. Ton personnage n’a pas le même environnement de départ que le reste des joueurs. Cet environnement comprend un grand nombre de variables. As-tu connu tes parents ? Quand tu es né(e), tes parents étaient-ils ensemble ou séparés ? Y avait-il de l’amour dans ton enfance ? Étais-tu respecté ou battu ? Essayons autant que possible de se distancier de ce que tu peux ressentir alors que tu fais la lecture de cet article, d’accord ? Essayons simplement de faire un petit constat, un peu comme si on observait tout ça ensemble mais de l’extérieur. Sans y prendre totalement partie. Y avait-il de l’abondance financière dans cet environnement ? Ou au contraire, était-ce plutôt la galère ? Était-ce un environnement dans lequel tu as reçu un enseignement religieux ou pas ? Généralement, l’ensemble de ces facteurs exerce une pression sur ton personnage. Cette pression tend à te modeler, à te sculpter, à te façonner d’une certaine manière. Quelqu’un qui n’a jamais manqué de rien n’a pas le même rapport avec sa réalité. Celui (ou celle) qui s’est fait traiter d’idiot(e) et d’abruti(e) pendant le début du jeu risque fortement de ne pas se comporter de la même manière qu’un autre joueur. L’environnement a une incidence, un impact. Il exerce une pression qui va potentiellement déterminer la manière dont va se construire le personnage…

Influence interne

Même si le personnage est soumis très tôt à une influence extérieure dans sa construction, il n’en demeure pas moins qu’il possède des aspirations personnelles. Des désirs propres. Une volonté unique. Et des rêves personnels. Si la force exercée par l’environnement extérieur est trop forte, le personnage peut néanmoins faire l’impasse. Prenons l’exemple d’un personnage dont l’influence interne pourrait le pousser à devenir horticulteur. Depuis toujours, il y a un attrait, une attirance, une affection forte pour ce qui a trait à l’univers végétal. Mais hélas, le père de ce personnage n’est pas de cet avis. Il rêve du personnage de son fils comme d’un médecin, avocat, huissier, pilote d’avion. (Raye la mention inutile). Si l’influence interne du petit personnage n’est pas soutenue et appuyée par son environnement extérieur (l’autorité parentale généralement), il est fort probable qu’il n’ait pas vraiment le choix que de se soumettre…

Les règles du jeu de la vie

Si la réalité est un jeu vidéo, quelles sont les règles ? Est-il possible de les identifier, d’en extraire une compréhension globale qui serait applicable à tous les joueurs ? Avant tout, essayons d’identifier la manière dont la grande majorité des joueurs jouent. Quand on s’y penche un peu, on se rend très vite compte que les joueurs semblent principalement mettre l’accent sur une des ressources à disposition dans le jeu : l’argent. Cette ressource est une ressource dénuée d’intention. Comme un morceau de bois ou une brique, c’est une ressource. C’est une donnée. De la data. Tout comme les pixels qui servent à modéliser une bourse remplie d’or dans un jeu vidéo, la valeur de véritables pièces est purement subjective. En l’état, on ne peut pas se nourrir de pièces d’or. C’est parce que l’ensemble des joueurs et des joueuses se sont mis d’accord sur la valeur des pièces qu’elles en ont. De nos jours, la consommation semble largement occuper l’esprit d’un grand nombre de personnages du jeu. Dans son propre univers, chaque joueur pose des actions personnelles qui sont orientées par ses pensées, ses états émotionnels, ses valeurs et ses croyances. Là encore, fait-il l’objet d’une influence ? Oui, assurément. La publicité joue d’ailleurs très bien ce rôle. En agitant sous le nez du personnage l’image fictive d’un idéal, elle peut conditionner une partie de ses actions. À un niveau conscient ou inconscient… Prenons l’exemple d’un film de cinéma. C’est une fiction. Tout est faux. Nous savons pertinemment que les personnages principaux sont des acteurs. Qu’ils sont payés pour réciter un texte. C’est une caméra qui enregistre chaque scène. Des scènes qui sont placées sous la direction d’une équipe de tournage. L’équipe suit un scénario. Bha tu vois, on a beau avoir toutes ces informations de manière rationnelles et conscientes, ça ne nous empêche pas de verser notre larmichette quand un personnage important du film vient à mourir… Pourtant, c’est faux. Une fois que la réalisateur crie “Coupez“, l’acteur rouvre les yeux. C’était fictif. Mais le film est tellement bien fichu qu’on se fait avoir. Plus particulièrement, on décide de se faire avoir. Pour vivre et ressentir des émotions. Pour être diverti. Pour être transporté…

Dans une publicité, quand tu vois de jeunes acteurs qui semblent déborder de bonheur autour d’une boisson gazeuse, tout est fait pour que tu passes à l’action. L’action qui est attendue de ton personnage est un acte de consommation. On t’invite à dépenser la ressource à ta disposition pour te procurer le produit en question. On paye des compagnies très chères pour que tu associes le bien-être de ces jeunes comédiens à ton propre bonheur. On fait le nécessaire pour que tu oublies les conséquences désastreuses de la consommation de ce produit sur la santé de ton personnage. Il y a trop d’enjeux économiques, trop d’autres personnages qui dépendent des ressources financières que tu représentes.

La mort lente ou l’aventure ?

Dans un jeu vidéo, quand le personnage de Mario se prend une carapace en pleine tronche, il ne se roule pas par terre en refusant de recommencer la partie. Cela fait partie du jeu. S’il ne saute pas assez loin et qu’il tombe dans un trou, Mario ne finit pas en PLS dans un coin du décor. Il y retourne. Parce que ça fait partie du jeu. Il doit mourir et mourir encore pour progresser, pour apprendre et pour parvenir enfin à terminer le niveau…

Dans le jeu vidéo de la réalité, c’est un peu pareil. Est-ce que tu continues de jouer ou est-ce que tu as baissé les bras ? Est-ce que tu as fini par te dire que cette vie n’en valait pas la peine ? Que c’était de la merde. Quel rapport entretiens-tu avec le jeu de la vie ? Qui blâmes-tu pour l’expérience que tu fais maintenant ? As-tu décidé d’assumer que tu étais le joueur/la joueuse en charge ou pas encore ?

La mort lente existe. C’est le statu-quo. C’est l’acceptation d’un rapport insatisfaisant avec la vie. Parce que tu ne penses pas que ton personnage mérite mieux. Ou parce que tu as une trouille énorme de ce qui pourrait se produire face à l’inconnu. C’est penser que ton personnage est limité. Que tu n’as pas la possibilité de l’améliorer, d’upgrader ses compétences et ses connaissances.

Dans ce jeu vidéo de la réalité, tout est possible ! Ton personnage peut vivre tout ce qu’il désire. Mais le jeu est très bien conçu. L’intelligence artificielle qui sous-tend l’expérience s’adapte à ta progression en temps réel. Si tu refuses d’apprendre ce qu’il faut apprendre pour passer au niveau supérieur, tu stagnes au même niveau. Et le jeu a un côté un peu pervers, c’est que tu n’as qu’une seule vie à ta disposition. Et donc que tu peux stagner au même niveau pendant toute la durée de la vie qui est à ta disposition. Plus le temps passe, plus ton personnage principal se délabre physiquement. Plus sa plasticité cérébrale diminue. Plus il lui est complexe d’apprendre de nouveaux concepts et de nouvelles choses… Et plus le jeu va se compliquer… Plus tu chercheras à fuir les situations qui te font peur, plus l’intelligence artificielle du jeu tentera de te mettre à l’épreuve. Pour que tu veuilles progresser. Pour que tu essayes de te remettre à avancer…

Comme dans un véritable jeu vidéo, il t’arrivera probablement de ne pas savoir dans quelle direction te diriger. Dans certains jeux, tu as une carte à ta disposition. Elle te permet de te repérer et de te diriger. Parfois, ça va même plus loin. Il y a des indications, des panneaux, des flèches qui te permettent de savoir si une direction est la bonne. Dans le jeu vidéo de la réalité, c’est un peu plus subtil. Les indications peuvent te parvenir à la condition que tu sois connecté(e) au moment présent. Pour poursuivre mon parallèle, comment veux-tu être capable de voir les indications que le jeu t’envoie si t’es affairé(e) à regarder ailleurs ? Le jeu aura beau t’afficher tous les panneaux indicateurs, tous les messages et les signes possibles, si tu ne regardes pas l’écran, tu ne les verras pas.

Le code secret pour hacker le jeu 

Comme dans la plupart des jeux vidéo, celui de la réalité comporte des codes secrets. Des bugs, des glitchs, appelle ça comme tu veux. Toujours est-il qu’il y a des manipulations qui permettent de faciliter l’obtention de tes résultats. De la triche ? Pas vraiment si on part du principe que le jeu vidéo de la réalité permet leur existence. Dans certains jeux, il suffit de faire une combinaison de touches pour voir apparaître un véhicule ou changer les caractéristiques de son personnage. Dans la vie, c’est un peu moins instantané mais les résultats peuvent être tout aussi spectaculaires. Connais-tu le principe de la loi de l’attraction ? C’est un code secret vraiment puissant. J’en parle d’ailleurs ici ou encore . Depuis que je m’en sers, le jeu vidéo de ma réalité a pris une toute autre dimension. J’ai presque l’impression de tricher par moment tellement c’est facile d’obtenir ce que je désire. Il me suffit de penser très fort à quelque chose et ça finit par se produire. Mais il est possible que ça te fasse doucement rigoler toi cette histoire. Peut-être parce que dans le jeu vidéo de ta réalité, t’as jamais vu ça se produire. Alors comme tu ne l’as pas vu, tu n’y crois pas ? Tiens, petite question. Est-ce que tu as déjà vu un million de dollars dans le jeu vidéo de ta réalité ? Moi personnellement, je n’ai jamais vu un million de dollars mais ça ne m’empêche pas de savoir que ça existe tu vois. La loi de l’attraction, c’est pareil. La seule différence, c’est qu’il faudrait peut-être que tu en vois plus avant d’y croire. Et ça, c’est normal ! 😉

L’autre manière la plus efficace d’hacker et d’améliorer sa propre partie passe par l’amélioration de ton personnage. Si t’es incapable d’aligner deux mots devant une jolie fille, ton personnage risque de passer un long moment seul dans sa partie. Par incompétence. Parce que l’environnement dans lequel ton personnage a grandi ne t’a peut-être pas permis de t’affirmer. Si ton personnage souffrait d’un handicap physique par exemple, c’était sûrement moins évident pour développer des compétences sociales. Alors nécessairement, si le personnage que tu incarnes n’a pas les compétences requises pour obtenir certains résultats, il ne les aura pas. Il existe des jeux dans lesquels certaines quêtes ne sont disponibles qu’une fois que le joueur atteint un certain niveau ou qu’il débloque une compétence particulière…

Die and Retry

Le jeu est bien foutu cela dit. On peut s’améliorer, on peut apprendre. Pour peu que la motivation de notre personnage soit réelle, il est possible de lui ajouter de nouvelles compétences. Parler une nouvelle langue, savoir jouer un nouvel instrument de musique, savoir faire de la programmation informatique, savoir séduire, développer des qualités d’orateur public, être indépendant financièrement etc… Tout est possible dans ce jeu ! La seule véritable ressource qui t’échappe, c’est le temps qui sera à ta disposition.

Jouer au jeu de la vie, c’est un peu comme jouer à la console avec ta mère qui te menace de débrancher la prise à tout moment !

Tu ne sais jamais quand, ni comment ça va s’arrêter. Accident de voiture, cancer, balle perdue ? Il n’y a pas vraiment moyen de savoir quand tu quitteras la partie. L’avantage, c’est que ça peut créer une urgence, une forme de pression. Ca peut donner envie de jouer la partie avec plus d’intensité et de passion… J’ai écrit ici pourquoi le développement personnel est le plus beau cadeau que tu peux t’offrir. Je continue de le penser. Toujours avec cette optique de jeu vidéo. Si ton personnage s’améliore, ton expérience s’améliorera. Tant que tu persévères, que tu gardes le bon état d’esprit, ton personnage progressera.

Échouer, ce n’est pas mourir. C’est simplement se faire offrir une leçon par le jeu…

En attendant, je te souhaite la plus passionnante des parties. Écris ta propre histoire, écris ta légende… Tu as aujourd’hui la chance incroyable de participer à ce jeu vidéo de la réalité. Montre toi digne de ce que tu es vraiment et éclate toi !

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