Vous étiez ensemble, à vivre quelque chose. Et ça vient de s’arrêter. C’est tout frais ou alors, ça fait un petit moment. Mais c’est quand même encore assez présent dans ta tête pour que tu en sois venu à cliquer sur le lien. Une séparation, c’est pas quelque chose d’anodin. Ce que je vais partager dans cet article, c’est pas une vérité absolue. C’est la vision que j’en ai à travers ma propre expérience. 

Il est assez rare que cela ne nous affecte pas. S’il y a bien un pan de notre vie d’être humain qui est important, c’est celui des relations amoureuses. La création de liens avec d’autres individus. Nous sommes tous et toutes en quête de reliance. On construit des choses et notamment des histoires d’amour. Puis, parfois ça peut s’arrêter. Ça peut s’écrouler. De manière soudaine et même inattendue. Il y a quelques jours, une idée me traverse l’esprit. Tiens, et si j’écrivais sur le thème de la séparation. Puis ce matin, on m’envoie un message sur snapchat. « Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui vient de se faire larguer ? » Bon, visiblement, c’est qu’il faut que j’aborde le sujet. Alors, c’est parti !

Ça m’est arrivé. Et ce que j’aurai aimé lire ou entendre à ce moment-là, c’est que c’est la plus belle chose qui pouvait m’arriver. Sur le moment, je n’aurai pas compris. Je ne l’aurai peut-être même pas cru. Lorsque l’on est dans la peine, le chagrin et le désarroi, il est difficile voire impossible de faire preuve de lucidité. Et c’est normal. On n’a pas nécessairement accès à la vision d’ensemble. Tu imagines si tu pouvais prendre assez de recul pour voir ce à quoi ton avenir ressemblera. Dans une semaine. Un mois, un an ou même dix ans ? On ne sait pas faire ça. On vit l’instant. Et lorsque l’instant est douloureux, triste et agité, c’est très dur d’imaginer que les choses puissent tourner à notre avantage. On est perdu, les yeux plein de larmes, le ventre tordu par nos émotions. On se fait mordre les intestins. On peine à dormir. D’un coup, c’est comme si la palette de couleurs de l’Univers venait de changer. On ne parvient plus à voir le monde tel qu’il est. Le ciel s’obscurcit. Les pensées négatives affluent. On rumine. On geint.

Quand ça m’est arrivé, j’ai vraiment eu l’impression qu’une grosse tuile m’était tombée sur le coin du museau. Déjà, je ne m’y attendais pas. Et puis c’était pas une amourette d’un mois. C’était une histoire qui durait depuis presque dix ans. Avec un enfant en bas âge, une maison achetée à deux. Autant dire que les conséquences de cette décision étaient lourdes. Puis moi, je l’ai pas vraiment choisi si tu veux. J’ai pas pris la décision. J’étais responsable. Par mon comportement, mon attitude et mes actions. C’était logique que cela se produise. Mais ce n’est pas moi qui ai posé la décision. Ce qui, je crois, donne un sentiment d’impuissance encore plus fort quand ça t’arrive…

Du statut de victime à celui de responsable…

D’abord, je me suis vu comme une victime. Je subissais la décision de quelqu’un d’autre. Cette décision allait avoir un impact sur mon histoire. À tous les niveaux. Ça représentait la plus grosse tempête que j’avais jamais essuyé de toute ma vie. De prime abord, on pourrait avoir le réflexe de renforcer son statut de victime. En se positionnant comme tributaire de l’autre. De ses pulsions. De ses envies. De ses actions. Et ça pour notre ego, c’est insupportable. C’est un peu le même sentiment quand t’es le passager dans un avion finalement. Tu n’as aucune maîtrise. Si le pilote a envie d’éclater la carlingue en pleine mer, t’es totalement à sa merci. Perdre le contrôle. Subir. C’est loin d’être une position confortable, n’est-ce pas ?

Personnellement, j’ai immédiatement ressenti de la colère et même un peu de haine pour cette fille qui me quittait. Ce qui m’était insupportable, c’était de lui reconnaître autant de pouvoir sur ma propre vie. Une simple décision et elle faisait voler mon quotidien en éclat. En posant cette simple parole, elle ouvrait sous mes pieds une brèche béante dans laquelle j’avais le sentiment de n’avoir aucune autre possibilité que celle de tomber.

Et d’ailleurs je suis tombé.

J’ai traversé une période amère. Aujourd’hui, j’ai du recul sur la situation. C’était il y a plus de deux ans. Mais quand j’y repense, c’est assez frais pour que je parvienne à me connecter à mon état d’esprit de l’époque. Et immédiatement, ça me serre le ventre. Ça comprime ma cage thoracique. C’est fou comme l’être humain est capable de recréer quasi instantanément un état émotionnel. Par la simple force de son esprit. Avec l’aide de sa mémoire et/ou de son imagination. Tony Robbins en parle mieux que moi quand il traite sous l’angle de la P.N.L (programmation neuro-linguistique). J’ai perdu tous mes repères et je me suis positionné en victime. Je crois que c’est la première étape. Est-elle nécessaire ? Je ne sais pas. Doit-on en rester là lorsque l’on vit ce genre de situation ? Aujourd’hui, j’ai envie de dire non. De te proposer plusieurs petites étapes visant à ta reconstruction.

Responsable. En fait, je suis responsable

J’aime bien utiliser l’expression « Un jour, je me suis rendu compte que j’étais le dénominateur commun de toutes mes expériences« . C’est exactement ce qu’a produit cette séparation sur moi. Cette prise de conscience qui me semble indispensable quand on cherche à mener une vie qui a du sens. C’est le moment où tu comprends que si tu enchaînes les mauvaises expériences depuis toujours, c’est peut-être pas un hasard. Il y a peut-être quelque chose à comprendre. Un petit enseignement à en tirer. Et si, d’une manière ou d’une autre, j’étais responsable ? Ça, l’ego n’aime pas trop. Il est pas fan du tout même. C’est vrai que ça demande pas mal d’humilité et surtout, l’envie sincère que les choses changent. C’est très facile d’entretenir le statut de victime indéfiniment. Se plaindre, ça ne fait rien avancer du tout. Mais c’est facile. C’est gratuit. Tout le monde peut le faire. Et d’ailleurs, les gens ne s’en privent pas. Pour justifier notre mal-être ou la situation dans laquelle on se trouve, l’ego va se mettre en quête d’un responsable.

Je suis en surpoids ? C’est à cause de mes parents et du patrimoine génétique pourri qu’ils m’ont transmis.

J’ai un boulot de merde ? C’est à cause de mon connard de patron ou de mes salauds de collègues.

Je galère financièrement ? C’est à cause de l’état et du président de la République.

T’as compris le principe. À aucun moment, on ne regarde la problématique avec un angle un peu différent. Celui d’imaginer que la situation dans laquelle on se trouve, on pourrait en être à l’origine. Ou pire, l’entretenir au quotidien. Par la répétition. Par des pensées quotidiennes jusqu’à en avoir fait une croyance solidement ancrée dans notre esprit.

Plus je me répète quelque chose, plus je finis par m’en convaincre. C’est assez mathématique. C’est toujours la faute de l’autre, jamais la mienne. Je subis. J’ai de bonnes raisons d’en être là. J’ai de bonnes raisons de me plaindre. Et si quelqu’un s’oppose à ma litanie pleurnicharde, c’est insupportable. Il ne peut pas comprendre de toutes façons. Il ne le vit pas. Il n’est pas à ma place.

Oui, je crois qu’il y a des choses qui nous échappent. Complètement. Totalement. Ça nous tombe dessus. Et là seule chose qu’on peut apprendre à faire, c’est d’essayer de se démerder avec cette nouvelle donnée dans l’équation. Nous ne sommes pas responsables de TOUT ce qui nous arrive. J’ai la croyance qu’il y a des choses qui nous arrivent parce qu’elles doivent nous arriver. Je pense que la vie est intelligente. Il suffit d’observer le fonctionnement de la nature pour s’en convaincre. Notre Univers n’est pas stupide, il y a une intelligence derrière. Si on pense que la vie a surgi du chaos, on ne peut pas lui enlever qu’elle s’est bien adaptée. Que l’intelligence de la vie est sans limites. Qu’elle est synonyme d’adaptation et d’intelligence…

La vie est un moteur d’évolution. Alors oui, parfois, quelque chose nous arrive. Quelque chose qui nous expulse de notre zone de confort. Qui nous fout par terre. Qui nous surprend, qui nous coupe le souffle. On a envie d’hurler que ce n’était pas le bon moment. Qu’on le méritait pas ça. Qu’on était pas prêt à vivre ça. C’est trop tard…

Lorsque la vie est en marche, il est impossible de l’empêcher d’avancer…

Quand le temps est venu, on prend conscience qu’être une victime ne nous permet pas d’avancer. Cela ne produit pas d’évolution. Alors, il arrive que l’on entreprenne de commencer à se responsabiliser. Tout n’est pas de notre ressort. Je trouve insupportable que l’on puisse justifier les viols en parlant de loi de l’attraction par exemple. Cela me rend fou. Dire à quelqu’un que son fils s’est fait faucher par une voiture parce qu’il n’avait pas des pensées assez positives, ça me met hors de moi… Parfois, des choses nous arrivent. Point. La seule chose sur laquelle on peut avoir un minimum de contrôle, c’est dans la réaction que l’on va apporter à cet événement. Sur quoi va t-on se polariser ? À quoi cela va t-il servir ?

Est-ce que ça va devenir notre nouvelle excuse préférée ou au contraire, le carburant nécessaire pour nous accomplir ? Pour nous propulser vers de nouveaux progrès ?

Lutter contre ce qui est provoque la souffrance. Ne pas accepter ce qui est provoque l’inconfort.

Je me souviens que j’ai tenté de récupérer mon ex. Et ça t’a peut-être traversé l’esprit. C’est une possibilité. Et ça peut marcher. Je me souviens par contre que la période de doute que ça a provoqué était la pire qui soit. J’étais partagé entre l’envie de la récupérer et la possibilité de prendre un tout nouveau départ. Quoiqu’il arrive, je savais bien que plus rien ne serait comme avant. Je n’ai pas réussi à récupérer cette fille. Et j’aurai pu m’en vouloir. Pester contre moi-même. En faire une raison de plus pour me détester davantage. J’avais raté. Et voilà que je ratais encore. Retourner le canon contre soi, c’est aussi un réflexe courant pour un ego. Mais ça n’a pas duré. J’en ai fait une opportunité de croissance…

Alors si en ce moment, t’es au fond du trou parce que cette séparation te plonge dans les abîmes, n’oublie pas que tu n’as pas la vision d’ensemble. Tu ne sais pas ce qu’il adviendra derrière. De mon expérience, l’épreuve cachait en son sein le plus incroyable des cadeaux. J’ai pris le partie de voir la vie comme ça dorénavant. Les moments difficiles, les épreuves cachent souvent des cadeaux cachés. Des opportunités de croissance. Le moyen de nous diriger vers une meilleure destination. Sauf que lorsqu’on a le nez dans le guidon, on ne voit pas ça. Notre conscience est traversée par tellement de pensées, d’émotions et d’objets de perception qu’on perd totalement pied… Demain sera t-il un jour meilleur ? Dur à dire tant on a l’impression que la vie nous agresse…

S’apporter de l’empathie et de la bienveillance, ça me semble être une piste intéressante. Se taper dessus n’apportera rien de très constructif. Accueillir la part de nous qui semble brisée. Lui apporter soutien et chaleur. Nous sommes cela. Nous sommes des enfants. C’est ce qu’est ce petit ego faillible aux multiples facettes, aux aspects divers. Mais en même temps, nous sommes le père (ou la mère) de cet enfant. Nous pouvons diriger la colère et le jugement contre nous. Mais, et c’est une bonne nouvelle, nous pouvons aussi diriger amour, empathie, compassion et bienveillance envers nous-même. Plus je m’intéresse à la communication non violente et plus j’en comprends le potentiel incroyable pour traverser la vie du mieux possible… Pour obtenir des outils pour s’accueillir afin de mieux accueillir l’autre et de créer des relations riches et pacifiées…

Ne te juge pas

Ne perds pas ton temps à te juger. Pleure si tu as besoin de pleurer. Laisse toi plonger si tu en as besoin. Ne reste juste pas dans cet état trop longtemps. Le sport a été mon échappatoire. J’ai été un peu extrémiste mais c’était tellement efficace pour faire déconnecter mon mental. J’étais noyé sous les vagues. Les effets du sport étaient multiples. Physiologiquement, je sécrétais de quoi annuler les toxines liées au stress, à l’anxiété et à la peur qui me rongeaient. Cela avait aussi une incidence sur mon estime de moi. Mon ego était satisfait que je me prenne en main. Satisfait de voir que je perdais du poids. C’est con mais c’est aussi à ce moment là que j’ai commencé à prendre le plus grand soin de mon alimentation. Et je poussais le truc jusqu’à me faire des jolies assiettes. On aurait presque eu l’impression que je tentais de me séduire. J’étais plein de petites attentions. Mais rien que pour moi. Et ça, je crois que ça marche beaucoup mieux que le jugement et l’auto-critique. Si t’es tombé(e), t’es tombé(e). Ça ne fera pas avancer l’affaire que de se le répéter en boucle. Si ton mental est programmé en boucle pour te répéter ça, je te recommanderai de te diriger vers la pleine conscience. Se différencier de son discours intérieur, ça fait des miracles…

Après la pluie vient le beau temps…

Que vas-tu en faire ? Est-ce que tu vas te servir de cette claque pour devenir une meilleure version de toi ? Est-ce que tu vas utiliser cette épreuve pour mûrir, pour grandir et pour te développer en tant qu’être conscient ? À quoi servent les difficultés et les challenges sinon à évoluer ? Si on y réfléchit un peu ? C’est sûr que si on voit la vie comme une sorte de truc invraisemblable qui n’aurait aucun sens, c’est difficile d’accepter cette perspective. Parce que cette perspective aurait tendance à voir la mort comme un anéantissement total. La vie serait une expérience suspendue. Une expérience d’épreuves et de souffrances inutiles. Un chaos désorganisé. Un cirque invraisemblable. Une zone de non droit merdique…

Est-ce que c’est ce que je crois ? Non. Pas du tout. Tout est parfait. Tu es en train d’écrire ta propre légende personnelle. Mais après cette séparation. Que veux-tu écrire ? Qu’est-ce que tu veux que ton histoire raconte pour la suite ? Personne ne tient le stylo à ta place. Ton attitude, ta réaction face à ce qui t’arrive ne dépend que de toi. Soit tu t’avoues vaincu(e) et perdu(e), soit tu décides de tomber en amour envers toi-même d’abord. Tu décides de prendre soin de toi, de tes besoins, de tes envies. Tu décides de te faire de la place. Tu décides d’être en paix avec toi. Jusqu’à ce que la solitude n’en soit plus une. Es-tu capable de rester seul(e) à seul(e) avec toi même ? Où est-ce que ta propre présence te pèse ? Sens-tu le besoin irrépressible de te distraire ? De te détourner de toi-même ? Si c’est le cas, c’est peut-être une première piste intéressante à creuser. J’en parle dans mes conseils pour séduire une femme (on peut quand même le lire lorsque l’on est une femme, je crois qu’il y a quand même des conseils qui peuvent s’appliquer dans l’autre sens).

Enfin, je terminerai cet article en te suggérant la lecture gratuite de mon livre offert. Si tu le télécharges, tu auras accès à une courte série de vidéos gratuites dans lesquelles je te donne des conseils pour faire entrer de la magie dans ta vie. C’est tout nouveau et je pense que ça pourrait t’être utile si t’es un peu dans le dur actuellement…

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