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Il y a un truc que j’appelle : l’escalier de la logique.

Le nom est pas super sexy mais tu vas adorer.


C’est pas du copywriting de pro mais on s’en fout. Parce qu’en fait, c’est l’idée derrière que j’adore et dont j’ai envie de te parler aujourd’hui.
Boucle ta ceinture, recoiffe ta mèche rebelle et suis moi, ça va être vertigineux.


L’escalier de la logique, c’est un terme que j’ai inventé.


C’est l’idée selon laquelle, nous utilisons un escalier pour nous diriger d’une idée vers une autre. C’est simplement une métaphore pour imager le principe du raisonnement.
C’est ni plus ni moins qu’un processus cognitif que nous utilisons quotidiennement.

C’est ce qui nous permet de franchir des caps et d’accepter certaines idées, tout simplement car elles coulent de source, sans avoir à en faire une expérience directe.
Elles suivent un raisonnement logique.

Je vais te donner un petit exemple :
La pomme est un fruit sucré.

Ça tu le sais par toi-même. Je peux l’affirmer sans que cela ne résiste en toi. Tu vas naturellement être d’accord avec moi.
Tu acceptes donc naturellement et spontanément cette première marche de l’escalier de la logique que je te propose.
Aucune résistance. Tu as déjà mangé une pomme. Tu as déjà fait une expérience directe par toi-même, tu sais que ce que j’affirme est vrai.

La deuxième marche, c’est que je pourrais simplement te dire que la consommation excessive de sucre est mauvaise pour la santé.

Là, ça ne devrait pas trop résister non plus.
Parce que tu as sûrement déjà entendu parler, de près ou de loin, d’une maladie qu’on appelle le diabète.

Et même si tes connaissances en la matière ne sont pas celles d’un nutritionniste, d’un diététicien ou d’un médecin, ça doit quand même te parler et tu dois accepter l’idée que je te propose sans que ton mental n’y oppose de grandes résistances parce c’est assez logique.

J’ai utilisé le terme « consommation excessive » en plus. Et la notion d’excès, ça renvoie à un comportement qui est too much, qui n’est pas sain.
Puis même si tu étais amené à résister, je pourrais te produire des preuves. Je pourrais te renvoyer vers des études et des témoignages.
Là, t’es en train de grimper avec moi sur la deuxième marche.

Quelle sera la troisième ?

Manger des pommes de manière excessive est mauvais pour la santé.
Là, ça devrait pas résister non plus parce que c’est simplement logique.
Quand tu as accepté la première idée (la pomme est un fruit sucré) et la deuxième (l’excès de sucre est mauvais pour la santé), c’est donc absolument normal d’accepter que la consommation excessive de pommes puisse être mauvaise pour la santé.

En rhétorique, ça s’appelle des arguments d’analogie. Je veux pas t’embrouiller de trop avec ça mais ça consiste à établir entre deux zones du réel jusque-là disjointes une correspondance qui va permettre de transférer à l’une les qualités reconnues à l’autre.

Mais où est-ce que je veux en venir avec mon affaire ?
Tu vas voir, ça va te décoiffer la moustache (et cela même si tu es du sexe féminin, haha)

Passons aux choses sérieuses :

On vit dans un monde qui est très matérialiste.
La première marche de l’escalier logique pour de nombreux scientifiques (et les sceptiques de manière générale), c’est de dire que c’est notre activité cérébrale qui est responsable du fait que nous soyons des êtres conscients.
C’est parce que notre cerveau fonctionne que nous sommes en mesure de percevoir le monde qui nous entoure.

La deuxième marche de cet escalier, c’est de dire que notre cerveau est affecté par ce que nous vivons.
Quand on étudie le cerveau, c’est ce qu’on constate. L’activité cérébrale évolue en fonction de ce qui est vécu.
Une expérience a eu lieu avec Matthieu Ricard, un bouddhiste français pratiquant assidu de méditation. Son cerveau a été passé au crible pour déterminer l’incidence de la méditation sur l’activité cérébrale.

C’est une marche logique.

Si c’est le cerveau qui est à l’origine du fait qu’on soit en train d’exister au sein de cet univers, il est logique que notre environnement puisse modifier ou affecter notre activité cérébrale.
Dernière marche : la mort du corps physique signe la fin de la conscience humaine.

C’est logique.

De la première à la dernière marche, cela suit un raisonnement tout ce qu’il y a de plus logique.

Si le cerveau est responsable du fait que nous soyons conscients et si nos interactions avec l’environnement font fluctuer l’activité de ce même cerveau, on peut alors en conclure qu’une fois que le corps sera mort, la conscience s’éteindra.

C’est implacable.

Chaque étape semble appuyer la précédente.
D’ailleurs l’environnement peut tuer.
Prenez-vous une petite camionnette dans le coin du menton et vous m’en direz des nouvelles, haha

Il y a juste des faits qui ne peuvent être passés sous silence ou écartés.

C’est qu’il y a des témoignages et des récits de personnes qui se sont retrouvés dans des états critiques.
Concrètement, elles ne sont pas décédées.
Parce que la mort, c’est définitif.
Soit t’es mort, soit t’es vivant.

Ces personnes ont vécu des accidents ou des chocs. Et pendant quelques instants, l’activité de leur cerveau était nulle.
Ce n’est pas moi qui le dis. Je ne l’invente pas. Je ne sors pas ça de mon chapeau.

Le petit souci sur cet escalier logique là, c’est que quand on est un vrai sceptique, on ne doit pas chercher à passer sous silence ou à ne pas s’intéresser à des faits sous prétexte que l’on n’y croit pas.

Le scientifique utilise une méthode pour chercher la vérité. Il utilise la méthode scientifique pour découvrir le fonctionnement de la réalité. Il ne cherche pas à avoir raison, il cherche à découvrir ce qui est vrai.

Alors, les scientifiques, docteurs et médecins ont écouté ce que ces personnes avaient à dire.

Elles relatent différentes expériences intéressantes. Avec les progrès de la médecine moderne, les techniques de réanimation permettent de récupérer davantage de personnes que par le passé.
Et du coup, le nombre de témoignages n’a cessé d’augmenter au fil du temps.

Pas possible de les ignorer donc.

Le souci, c’est que cela amène l’escalier dans une direction impossible.
Si tu pars du principe que le cerveau est à l’origine de la conscience, tu ne peux pas accepter la marche d’escalier suivante qui serait de dire qu’il y a une vie après la mort.

Illogique !

Si on part du principe que le cerveau est responsable de la conscience : on ne peut simplement pas accepter ça.
Tout simplement parce que cette nouvelle étape viendrait entrer en conflit avec les étapes précédentes du raisonnement.

Mais alors, quelle est la marche d’après quand on intègre cette profusion de témoignages ?

Les scientifiques conservent une logique et émettent l’hypothèse que ces récits sont des hallucinations.

Si le cerveau est responsable de la conscience et si un choc ou un accident affecte son fonctionnement alors :

Le cerveau se mettrait alors simplement à créer ces visions et ces ressentis.

Extrait sur les expérience de mort imminente (Wikipédia) :


« Ces expériences correspondent à une caractérisation récurrente et spécifique contenant notamment : la décorporation, la vision complète de sa propre existence, la vision d’un tunnel, la rencontre avec des entités spirituelles, la vision d’une lumière, un sentiment d’amour infini, de paix et de tranquillité, l’impression d’une expérience ineffable et d’union avec des principes divins ou supranormaux. »

Dire qu’il s’agit d’hallucinations est logique.
Le seul souci, c’est qu’il y a des petits éléments qui viennent poser souci.
C’est le fait que les témoignages fournissent des éléments factuels et réels.
Certaines personnes ont été en mesure de décrire avec grande précision une discussion ayant lieu à des kilomètres de l’endroit où elles étaient hospitalisées.


Elles ont décrit des détails qui ont été vérifiées a posteriori.


« Vérifiées« 


En médecine, voici la définition de l’hallucination.

« Perception pathologique de faits, d’objets qui n’existent pas, de sensations en l’absence de stimulus extérieur. »


Le souci, c’est que si ça a été vérifié, c’est que ça existait « pour de vrai ».
Il y avait une correspondance entre le récit de ces personnes et ce qui s’était réellement produit.
Quand on utilise le même escalier logique, il est impossible d’admettre qu’il y ait une vie après la mort. On ne peut pas se retrouver à accepter cette notion.


Tout simplement car c’est incompatible, illogique et que ça entre en conflit direct avec l’idée de départ : c’est le cerveau qui produit la conscience.
Et c’est là où se trouve aujourd’hui une majorité de personnes appartenant à la communauté scientifique.

Maintenant que tu as compris ce que j’appelais un escalier logique, on va pouvoir regarder un autre modèle.

Celui-là, il commence avec une première marche un brin différente du précédent.

« Ce n’est pas le cerveau qui est à l’origine de la conscience »

Ouch, ça ressemble fort à une affirmation extraordinaire.
Il n’y a malheureusement aucune autre option que de l’affirmer.

Parce qu’en fait, étant donné que l’expérience humaine est subjective, personne ne peut faire cette réalisation à ta place.

Je ne peux pas te forcer à le réaliser.
Quand quelqu’un vit cette réalisation personnelle, il empruntera automatiquement ce nouvel escalier logique (conscience non produite par le cerveau).

L’autre escalier sera simplement reconnu comme étant erroné.
Dès la première marche, ça créera une dissonance et un bug.

L’expérience directe de cette personne sera contradictoire avec cette première étape.

Il lui sera pas possible pour elle d’accepter que c’est le cerveau qui génère la conscience parce qu’elle aura eu une expérience directe du contraire.

C’est pour ça qu’on parle de « Réalisation du Soi, d’Éveil ou encore d’Illumination. »
Ça impressionne un peu d’ailleurs.


On sait pas trop ce que ça veut dire.
Comme si c’était un truc extraordinaire.
Non, ça l’est pas. Mais on y reviendra.
Quand tu empruntes cet escalier de la logique, tu peux très vite accepter qu’il y a une vie après la mort.

Si le corps (et le cerveau) ne sont plus à l’origine de la conscience, bah c’est juste logique de se dire que lorsqu’ils lâcheront, tu continueras d’être conscient.


L’un n’est plus responsable de l’autre. Le lien est rompu.
Et ça reste logique.


Ce n’est pas farfelu. C’est un raisonnement logique et intelligible.
En revanche, toi, tu n’y crois peut-être pas. C’est parfaitement OK.
MAIS tu ne peux nier que ce raisonnement est aussi logique que celui du précédent escalier.


Continuons de voir où cet escalier nous mène.


S’il y a une vie après la mort, le métier de médium est aussi légitime que justifié.


Définition de Wikipédia s’il vous plait :


« En spiritisme, un médium est une personne qui affirme entrer en contact avec une dimension spirituelle, elle prétend aussi ressentir ce que les personnes ressentent, voir le passé et voir les vies antérieures. »


Logique.


S’il y a une vie après la mort, la dimension spirituelle de l’existence est logique puisque la conscience devrait continuer d’exister après la mort du corps.


Il est alors logique de supposer qu’il soit possible d’entrer en contact avec des personnes décédées.


Logique. Mais pas forcément rationnel.


La marche suivante ?


Les vies antérieures sont réelles même si on en a perdu le souvenir.
Ouch, si t’es un habitué de l’autre escalier, tu dois te dire qu’il commence à partir en couilles celui-là.


Contente toi d’observer la logique.
Je ne cherche pas à te convaincre.
Je cherche juste à t’exposer le fonctionnement logique de cet escalier.
S’il y a une vie après la mort, il y avait nécessairement quelque chose avant cette vie, non ?


Ça serait logique et cohérent selon cette perspective.
Si tu écoutes le discours d’un médium en choisissant au hasard n’importe quelle vidéo francophone ou anglophone, tu les entendras parler de guides spirituels et d’anges.


Fais l’expérience. Impossible de tomber sur une vidéo qui n’en parle pas. Tu as même des médiums qui t’expliquent comment fonctionne leur médiumnité.


Même si ce sont des propos irrationnels, tu noteras que ça suit la même logique que ce deuxième escalier dans lequel le cerveau n’est pas à l’origine de la conscience.


Nous sommes guidés et ces êtres peuvent se manifester dans notre réalité. Les médiums parlent de signes et de synchronicités.
Encore une fois, c’est irrationnel.


Mais reprenons les témoignages de ces personnes qui racontent ce qu’elles ont vu, vécu et entendu au cours de leur expérience de mort imminente.
Choisis en un au hasard. N’importe lequel.


Je te parie que tu entendras parler de cette notion de « guide ». Ils sont souvent décrits comme des êtres de lumière.
C’est irrationnel mais à mesure qu’on grimpe l’escalier, on ne rencontre pas de forte opposition.


C’est comme si tout se recoupait avec logique.
Chaque nouvel élément vient appuyer le précédent. Chaque nouvelle étape renforce la précédente.
Et c’est ça qui est intéressant.


Tu peux prendre le problème dans tous les sens, tu obtiens un éco-système parfaitement logique et équilibrée.


Tu peux t’amuser à prendre n’importe quel raisonnement et à en tester la logique.


La religion par exemple.


Tu prends la première affirmation, même si elle est extraordinaire et tu la confrontes en permanence aux faits et à la logique.
Et rapidement, tu verras que certaines marches ne peuvent être atteintes qu’en niant des éléments factuels.


C’est selon moi une méthode intéressante pour se faire une bonne idée du fonctionnement de la réalité.


Avant de franchir une étape, on s’assure de la solidité de la marche sur laquelle on se trouve.
Est-ce avéré ? Est-ce logique ?


Est-ce cohérent par rapport à tous les éléments que j’ai en ma possession ou suis-je obligé de faire des concessions ou des omissions trop importantes pour continuer de suivre ce raisonnement.


Est-ce que je résiste à une nouvelle idée parce qu’elle n’est juste pas compatible avec la marche précédente de mon escalier ?
Si c’est le cas, suis-je certain que ma marche précédente soit à l’épreuve du réel ?


C’est ce qui m’a un peu gêné dans mes échanges avec de nombreux sceptiques, c’est qu’il y a selon moi une qualité indispensable à conserver en permanence : l’humilité.


Et quand tu présentes d’autres escaliers de logique que l’escalier matérialiste ou que tu pointes du doigt la limite de certaines marches, tu reçois en retour des insultes ou des jugements de valeur.
Je ne prétends pas détenir la vérité absolue sur la manière dont fonctionne le réel.


Je dis juste que si on veut comprendre le réel et explorer la conscience, il faut le faire avec une approche ouverte et cohérente.


L’humain n’aime pas admettre qu’il s’est trompé ou fourvoyé.
Ça touche direct à notre ego, à nos blessures personnelles et à l’estime que nous pouvons nous porter.


J’ai déjà ressenti cet inconfort dans des situations anodines.
« Ton mouvement n’est pas bon du tout »


Un coach sportif me voit exécuter un exercice de musculation et il me reprend.


Sauf que ça faisait longtemps que je faisais ainsi. J’étais convaincu de bien faire mais sa démonstration et sa pédagogie m’ont permis de comprendre mon erreur et de la corriger.


C’est inconfortable de se rendre compte à quel point nous pouvons résister à certaines idées à la manière d’irréductibles gaulois.
Certaines religions et certaines sectes tentent même de gérer l’afflux de faits avérés par la censure.


Les enfants des témoins de Jéhovah n’ont pas le droit de lire Harry Potter par exemple.


C’est interdit.


Les catholiques réprouvent la médiumnité tout comme les musulmans.


Les explications proposées pour justifier cela résistent-elles à l’épreuve du réel et de la logique ?
En tant qu’être humain curieux, j’ai envie d’avoir la vision la plus juste de la manière dont fonctionne le réel.


Même si, comme pour ce mouvement de musculation, ça me demande de mettre mon ego et mon orgueil de côté.


Est-ce que ces systèmes (religions et sectes) ne censurent pas pour protéger leur survie au final ?


Est-ce que ces éco-systèmes résistent toujours à toutes les attaques rhétoriques, à tous les éléments et à tous les arguments ?


Depuis combien de temps n’as-tu pas testé tes croyances personnelles ?


Si tu es spirituel, as-tu lu une revue scientifique récemment ?


Si tu es athée, as-tu écouté un médium ou une personne ayant fait une expérience de mort imminente récemment ?


Aucun escalier de logique n’est meilleur qu’un autre tant qu’il résiste à toutes les attaques et toutes les nouvelles découvertes.

J’ai aimé t’écrire ce pavé. J’espère que tu as aimé le lire.
Avec toute mon affection,

Tony