Ce que nous enseignent l’absence, le manque et la précarité…

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Et soudain, sans prévenir, le courant saute…


Dans le petit appartement que je loue ici, à Chiang Mai, ça fait partie des choses qui arrivent de temps en temps.
Dehors, le soleil cogne comme un boxeur cubain.

Il fait plus de 40°C.

Un temps à te transformer la raie des fesses en gouttière en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire.

Le courant vient de sauter. Du coup, la clim s’arrête tout comme le Wi-Fi.
C’est intéressant parce qu’il semble nécessaire de souffrir de l’absence d’une chose pour pouvoir être reconnaissant de sa présence.

Plus d’électricité.

C’est là où je me rends compte à quel point c’est extraordinaire d’avoir de l’électricité.

C’est quand la température commence à grimper dans ma chambre que je me rends compte à quel point c’est un luxe que d’avoir la clim.

C’est quand je ne peux plus naviguer sur internet que je me rends compte à quel point je suis chanceux de pouvoir m’en servir en temps normal.

Et c’est la même chose avec les autres êtres qui traversent nos vies.

N’est-ce pas au moment de leur disparition que nous prenons le plus conscience du rôle qu’ils ont pu jouer dans nos vies ?

De l’amour que nous avions à leur égard ?

L’absence au sein de la présence.

Plus d’électricité.

Mais moi, je suis toujours là.

Ma présence est traversée par des hauts et des bas.

Par de l’abondance ou de la précarité.

Par de la santé ou de la maladie.

Par de la joie ou de la peine.

Par du rire ou par des larmes.


Mais au final, cela a toujours lieu au sein de la même présence.

Soudain, l’électricité revient.

Un petit cliquetis.

Le frigo vient de redémarrer.

Les lumières du petit modem se mettent à clignoter.

La clim recommence à souffler de l’air frais dans la pièce.

La vie enseigne.

À chaque instant.


Elle nous apprend à ne pas oublier que dans cette expérience humaine : rien n’est acquis.


Tout ce que j’aime peut m’être repris.


Mais je ne dois pas en avoir peur…


Je dois simplement comprendre que c’est ainsi que cela fonctionne.

Si j’accepte cette règle, je peux alors me détendre.
Je peux me remplir le coeur de gratitude pour les petites choses qui vont bien dans ma vie.

Elles sont toutes petites ces choses.

Mais elles sont là.

Toujours là. Toujours disponibles.
Quand je porte mon attention dans cette direction, il n’y a plus de place pour la peur ou l’angoisse.

Quand le coeur se remplit de gratitude, il n’y a plus la place pour autre chose.
Le coeur se gorge d’amour.

Et alors, c’est l’Univers tout entier qui se retrouve parfumé par cet amour…

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