Comment dépasser ses peurs ?

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J’ai déjà eu peur.


Plein de fois.

Comme toi j’imagine.

La plus grosse peur que j’ai pu ressentir, c’était pendant la grossesse de mon ex-compagne.

Avec deux amis, nous étions partis dans les Pyrénées pour le week-end.

L’occasion de se retrouver pour faire du kayak et profiter des beaux jours.

J’ai reçu un appel de mon ex qui était très paniquée.

Chaque mois, elle faisait des analyses de sang.

Et là, visiblement, elle venait de recevoir des résultats.

Qui n’étaient pas bons du tout.

De ce qu’elle me disait, il y avait un risque que mon fils soit sourd ou lourdement handicapé.

J’ai pris peur.

J’ai grandi avec une soeur aînée qui était lourdement handicapée alors je savais que ça n’allait pas être une partie de plaisir.

C’était le week-end et le cabinet d’analyses était fermé.

Il fallait attendre lundi pour avoir un avis détaillé sur les résultats.

Je suis rentré des Pyrénées avec mes deux copains pour me remonter le moral.

J’étais anéanti.

Mon bébé risquait de naître handicapé.

Je ne pouvais strictement rien faire sinon de subir, impuissant.

Lorsque le cabinet a rouvert, ça a été une bonne claque dans nos faces.

Mon ex avait mal compris les résultats.

Il n’y avait absolument rien à craindre.

Tu n’imagines pas le soupir de soulagement qu’on a poussé.

La peur de ma vie, littéralement.

Il y a bien sûr eu plein d’autres moments où j’ai flippé ma race.

Je me suis fait agresser dans une ruelle de Bordeaux un soir alors que je revenais du Conservatoire.

Deux mecs louches.

L’un des deux avait un couteau.

J’ai réussi à m’enfuir.

J’ai tapé le sprint de ma vie.

J’ai couru tellement vite qu’Usain Bolt en personne m’aurait sûrement demandé de faire un selfie avec lui, haha.

Il existe plusieurs types de peurs.

La plus courante, c’est une peur mentale.

C’est-à-dire qu’on va se mettre à appréhender des événements futurs.

Les éléments que nous avons en notre possession nous poussent à tirer une conclusion.

On suppose, on envisage, on imagine, on anticipe.

Mais tout ça reste purement mental.

Parce que l’issue que nous imaginons n’est pas « encore là ».

Et il y a de fortes chances d’ailleurs qu’elle ne soit « jamais là ».

Nous projetons dans le futur.

Et lorsque ce que nous projetons en direction de l’avenir est anxiogène, cela nous bouffe ici et maintenant.

Cette peur là, c’est de la daube.

C’est de la mauvaise peur.
C’est de la peur par anticipation.

Bien souvent, elle est totalement à côté de la plaque.

On se met à vivre en anticipant un scénario fictif.

C’est par exemple la peur que ton compagnon ou que ta compagne te trompe parce qu’elle est en retard.

Tu te mets à l’imaginer en train d’embrasser un collègue.

Tu te mets à visualiser des scènes totalement illusoires.

Ça ?

C’est ton mental qui est en roue libre.

Et le plus grand danger, c’est de ne plus parvenir à reconnaître « ce qui est vrai » de ce que tu es en train d’inventer.

Lorsque des peurs nouvelles viennent te pourrir la vie

Du jour au lendemain, je me suis mis à avoir la peur phobique de prendre l’avion.

Il a suffi d’un décollage un peu éprouvant à Dakar, au Sénégal.


L’impression que l’avion était en train de tomber comme une pierre pendant la poussée.

Mon ex compagne avait horreur de prendre l’avion, ça la terrorisait.

Et au moment où cet avion décollait, elle était en larmes à me broyer la main.

J’étais serein… puis plus du tout.

Envolée la confiance en moi.

Envolée la confiance en ce moyen de transport de malheur.

J’avais peur.

Et à chaque fois que je devais prendre l’avion, c’était terrible.

Je transpirais des mains.

J’avais du mal à respirer.

J’étais en alerte maximale à chaque bruit.
À chaque couinement.

Chaque turbulence me crispait sur mon siège.
Invivable.

J’étais en ultra vigilance, ce qui est épuisant pour l’organisme.

J’anticipais un danger… qui n’arrivait pas.

L’avion finissait par se poser et j’étais en nage.
Un peu comme si je venais de livrer un combat contre un lutteur gréco-romain.

Le bruit suspect déclenchait des images mentales incontrôlables.

Je voyais le réacteur droit qui explosait.

Les gens se mettaient à hurler pendant que les masques à oxygène se décrochaient du plafonnier.

Horrible.

Un film catastrophe réalisé par mon mental sans aucune subvention de la part du CNC, haha.

Là encore, c’était de la peur par anticipation.

En 2015 alors que j’étais célibataire, j’ai été invité par une sublime canadienne qui vivait à Londres.

On avait flirté ensemble à Bordeaux.

Elle m’invitait à venir passer le week-end avec elle.

Seul hic ?

Il fallait prendre l’avion.

J’ai pris sur moi pour dépasser ma peur.

C’était après la séparation avec la mère de mon fils, j’étais dans une démarche active de développement personnel.

Le sujet de la peur était un sujet récurrent.

Il était hors de question que je me défile.

J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai pris l’avion.

Au préalable, j’avais fait une séance de PNL avec un praticien de Bègles.

Il avait utilisé une technique intéressante.
Il m’avait touché l’épaule en me demandant de penser à une émotion hyper agréable.

Je me suis rappelé le salut final de la première pièce que j’avais joué dans un théâtre.

Je venais de livrer une bonne performance.

Immobile, je savourais les applaudissements du public.

C’était un très bon souvenir.

Il m’a demandé de me reconnecter à ma peur de l’avion.

Aussitôt, j’ai eu la boule au ventre.

Les mains moites, la gorge sèche, le coeur qui s’accélère.

Et il a fait une pression sur autre partie de mon corps.

Le but, c’était que la peur de l’avion soit annulée en entrant en contradiction avec la joie positive et l’engouement de mon souvenir positif.

Le pire ?

C’est que ça a marché pour moi.

Depuis, je n’ai plus peur de l’avion.

Je suis à nouveau très serein et très excité quand je suis à bord.

Je suis allé à Bangkok pour Noël (je vis à Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande actuellement).

Même plus besoin d’un petit rituel pour m’apaiser.

Même plus besoin d’écouter une musique que j’aime pour me calmer.

Je gère.

Et depuis, j’ai même pris un petit coucou pour sauter en parachute donc clairement, j’ai mis une grosse rouste à ma peur passée.

En général, la peur nous transforme.

Quand je boxe en sparring (un affrontement light avec un partenaire) et que j’ai peur, ça se ressent à tous les niveaux :

Je suis crispé.J’ai peur de prendre un mauvais coup. Je suis dans mon mental à 100%.

À force d’en faire, j’ai appris à chevaucher ma peur.

Ce n’est pas encore parfait mais je vois les progrès.


Il m’arrive de boxer de manière beaucoup plus relâchée.

J’ai davantage confiance dans mes réflexes et dans ma capacité à bloquer les coups adverses.

Quand tu prends un middle kick dans les côtes, ça fait mal.

Et c’est précisément la peur de cette douleur à venir qui me faisait boxer comme une tanche.

Comme j’étais paralysé par la peur du mauvais coup à venir, c’est précisément ce qui se produisait : je me prenais un mauvais coup.

Quand je suis relâché et détendu, ça n’a plus rien à voir.

Je garde l’oeil bien ouvert en fixant le torse de mon adversaire.

Et même s’il est rapide, je peux voir ses coups partir.

Ce qui me laisse le temps de relever la jambe et de me protéger le visage si besoin.

Il suffit de regarder les meilleurs boxeurs du monde.

Ils ne sont pas crispés.

Ils sont hyper détendus, très relâchés.

On voit bien qu’ils sont tranquilles.

Même s’ils prennent des grosses trempes par moment.

La peur est une salope.

Tiens, ça c’était juste pour tester si tu suivais toujours, haha.

Non mais le pire, c’est que c’est vrai.

Lorsqu’on lui laisse les pleins pouvoirs dans notre expérience, ça devient rapidement infernal.

On se renferme sur nous-même.

On ne saisit plus les opportunités.

C’est un cercle vicieux en plus.

Plus tu donnes de pouvoir à la peur, plus elle en gagne.

Tu te mets à avoir des peurs de plus en plus grosses.


Tu me crois si je te raconte qu’après la peur de l’avion, je me suis mis à développer la peur de prendre l’ascenseur ?

Un truc qui ne m’était jamais arrivé.

Mais comme je ne faisais rien pour aller affronter ma peur, elle gagnait du terrain.

Elle gangrénait d’autres parties.

Elle se développait en moi.

C’est le problème de la peur.

Elle te propose deux options :

Soit tu acceptes d’avoir peur et tu laisses la peur gagner. Soit tu décides d’affronter ta peur.

Tenter d’affronter sa peur est particulièrement utile lorsque cette peur se met à te pourrir la vie.

On a tous des peurs plus ou moins rationnelles.

Mais dans mon cas, la peur de l’avion venait littéralement flinguer une des choses que j’aime le plus au monde : le voyage.

Je me souviens que lorsqu’on parlait de voyager avec mon ex, je commençais à chercher des solutions alternatives pour ne pas me confronter à ma peur.

« On pourrait prendre le bateau »
« Tu as vu qu’on pouvait aller en Italie en prenant le bus ? »

Pas franchement courageuse comme attitude.

La peur est une donnée dans notre propre réalité.

Tes peurs ne sont pas les miennes.

Ce qui représente un challenge pour moi ?

Peut-être que pour toi, c’est ta petite routine.

Pourtant, on sait toi et moi que la peur peut nous pourrir la vie.

J’ai découvert que c’était important de ne pas laisser trop de terrain à nos peurs.

Elles peuvent parasiter notre expérience.
Elles peuvent gagner du terrain et nous rendre la vie impossible.

J’ai rencontré une femme qui avait peur de conduire sur la rocade bordelaise.

Elle devait constamment ruser pour se déplacer dans Bordeaux.

La mère d’une amie avait peur de conduire en voiture dans Bordeaux.

Et là aussi, il fallait s’adapter et trouver des solutions pour ne pas provoquer cette peur.

Cette année, j’ai pris un serpent dans les bras.

Je me suis rendu compte que je n’avais pas peur des serpents il y a quelques années.

Mais là, sans vraiment comprendre pourquoi, j’étais ultra tendu.

Tenir cet animal dans les mains me demandait un gros effort.

J’avais peur qu’il plante sans prévenir ses crocs dans la chair de mon bras.

De la peur par anticipation.

L’animal est resté très calme.

J’ai fait face à mes propres fantasmes.

J’ai regardé un film réalisé par mon propre mental, une fois de plus.

Par contre, je l’ai pris dans les bras.

Et c’est ça qu’il faut valoriser.

Les petits pas que nous faisons pour ne pas laisser la peur prendre toute la place.

J’ai sauté l’an dernier d’un petit bout de falaise pour atterrir dans l’eau d’une cascade à Bali.

Rien d’extraordinaire.

Il y a des mecs qui sautent de plus de 20 mètres sans sourciller.

Mais moi, ça me fait peur.

Cela me génère du stress et de l’appréhension.

Chaque fois que j’ai gagné mon combat contre la peur, j’ai crié de joie.

Lorsque le parachute s’est ouvert à plusieurs centaines de mètres du sol, j’ai crié.

« Yes ! »

J’ai fait reculer la peur.

Le courage, ce n’est pas l’absence de peur.

Parce que j’ai toujours peur aujourd’hui.

De plein de choses plus ou moins rationnelles.

Mais j’ai agi alors même que j’avais peur.

Lorsque j’étais en seconde, je faisais de l’équitation dans un club à la Réunion.

Je galopais sur Grandiose, un magnifique cheval qui faisait plus d’un mètre 80 au garrot.

Un petit poney est entré sans prévenir dans le manège où je pratiquais.
Grandiose a fait un écart pour l’esquiver.

Moi, j’ai décollé et je me suis écrasé sur le sol comme un gros sac de pommes de terre.

L’épaule en avant.

J’ai absorbé le choc.

Ma monitrice s’est précipitée pour me relever et me remettre aussitôt en selle.

« Tu remontes »

« Hein, quoi ? »

« Tu remontes »

J’avais envie de pleurer, j’avais l’épaule en feu mais j’ai obéi et je suis remonté sur le dos de Grandiose.

C’est classique après une chute à cheval.

On te pousse à remonter aussitôt sinon tu ne le fais plus jamais.

Parce que la peur aura gagné trop de terrain.

Parce que tu vas te mettre à appréhender en permanence.

La peur est une salope, c’est certain.

Mais c’est aussi un outil remarquable pour mesurer nos progrès.

Si je devais à nouveau sauter depuis le même petit morceau de falaise, j’aurai sûrement l’appréhension qui reviendrait à nouveau.

Parce que ça fait déjà plusieurs mois.

Je ne me suis pas entraîné régulièrement à me prouver que j’étais plus fort que cette peur.

C’est la dure vérité.

On ne peut pas s’endormir sur nos lauriers.

Impossible de prétendre être définitivement libéré d’une peur tant qu’elle continue de générer du stress et de l’appréhension…

Il faut s’entraîner. Il faut se confronter à elle, de manière régulière.

Jusqu’à ce qu’elle perde son pouvoir.

Jusqu’à ce que ça devienne ta nouvelle norme.

Comment dépasser ses peurs ?

J’avais peur d’aborder des filles qui me plaisaient dans mon environnement.

C’est con mais je préfère cette manière de faire.

Tinder et les applications de rencontre, ça me gonfle.

On se croit au supermarché à faire ses petites emplettes sur la base de trois photos, ça me barbe.

Quand tu rencontres quelqu’un dans ton environnement, il n’y a pas de filtre.

Tu peux voir l’attitude de la personne, tu peux ressentir son énergie.

C’est beaucoup plus authentique comme connexion.

Mais avant d’être capable de le faire, il a fallu m’attaquer à mes résistances internes.

La peur qu’on me juge, la peur qu’on me rejette.

À force, j’ai fini par être plus serein.

J’ai fini par ne plus me préoccuper de l’issue.

On m’envoie bouler, on me rejette, on m’ignore ?

Aucun souci, ça fait partie du jeu.

Je me dois juste d’être respectueux, poli et souriant.

Et d’accepter sans sourciller l’issue de mes tentatives.

Faire les choses sans avoir trop d’attentes.

Voilà un bon moyen d’être plus heureux au quotidien.

La vie nous surprend toujours en faisant dérailler nos plans.

Elle nous prend par surprise.

Elle génère des événements inattendus.

C’est la plus grande force de cette expérience d’ailleurs.

La vie peut constamment nous surprendre.

Elle peut aplatir nos espoirs avec ses grosses fesses.

Mais elle peut aussi faire jaillir de la beauté et de l’amour alors que tout nous semble définitivement perdu.

Cette année, je te souhaite de confronter quelques unes de tes peurs de manière régulière.

C’est cette fameuse sortie de zone de confort.

Dans mon livre « Deviens la meilleure version de toi-même« , j’adresse plusieurs passages sur cette problématique.

Comment s’y prendre, quelle est la stratégie la plus efficace et la moins dangereuse etc.

Je suis encore rempli de peurs.

Même si j’ai fait des sacrés progrès depuis 2015.

Et c’est ce qui m’encourage à continuer sur cette voie de la croissance personnelle.

Parce que j’ai réalisé que je n’étais pas figé.

Je ne suis pas ancré dans le marbre.
Je peux évoluer, changer et progresser.

C’est ce mindset qui fera d’ailleurs toute la réussite de ta propre démarche.

Lorsque tu découvres que tu n’es pas un être « fini » mais un « être en constante évolution », tout change.

Tu apprends que le talent n’est pas si important que ça.

Les progrès viendront récompenser tes efforts.

Et c’est absolument prodigieux à vivre.

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