Dieu n’en a rien à foutre de toi !

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Dieu n’en a absolument rien à foutre de toi !

Boum.

Si avec ça je n’ai pas retenu ton attention, je peux m’arrêter d’écrire tout de suite.

Bon, déjà tu peux ranger ta fourche…

Je vais essayer de t’expliquer mon idée et si t’as toujours envie de me poinçonner l’arrière-train après ça, on pourra peut-être négocier un truc, toi et moi.

Allez, allons-y.

Déjà posons quelques bases pour que tu comprennes mon idée.

Quand j’utilise le mot Dieu, c’est la même chose que si j’écrivais « La Nature », « La Vie » ou « l’Univers ».

Dans mon approche, c’est l’intelligence qui sous-tend cette expérience humaine.

Tu vois, c’est pas moi qui ai décidé que les baleines pouvaient chanter. Je suis pas responsable du fait que les abeilles dansent pour indiquer le chemin des fleurs à leurs congénères.

Mais c’est bel et bien moi qui fais, en cet instant, cette expérience subjective de la réalité.

Je ne suis pas séparé de cette nature que j’observe.
Et toi non plus !

Bon…

Dieu, il a autre chose à foutre que de s’occuper de ta petite personne.

Déjà, retournons le problème dans l’autre sens si jamais tu traverses une période un peu agitée.

Pourquoi est-ce qu’il t’aiderait d’abord ?
Pourquoi est-ce qu’il t’apporterait du soutien ?
Pourquoi est-ce qu’il te sortirait le cul des ronces ?

Une réponse facile pourrait être de dire que si tes prières, tes appels à l’aide ou tes demandes restent sans réponse, c’est parce que Dieu n’existe pas.

C’est une possibilité tout à fait rationnelle.

Le souci, c’est que tu auras beau le crier très fort, les baleines continueront de chanter et les abeilles continueront de danser le twist pour indiquer aux copines la proximité d’un parterre de fleurs.

L’intelligence qui sous-tend cette expérience humaine ne disparaîtra pas sous prétexte que tu crois que Dieu n’existe pas.

Tu auras simplement une croyance. Une croyance personnelle.
Tu auras ton avis sur la question, c’est tout.

Quand j’étais plus petit, j’avais une soeur aînée. J’en ai déjà un peu parlé mais certain(e)s le savent pas. Elle était handicapée de naissance. De fait, elle ne pouvait ni marcher, ni s’exprimer.

C’était un handicap sacrément lourd. Elle peinait à respirer, il fallait parfois appeler les urgences pour venir l’intuber. La pauvre n’a pas eu une enfance rigolote.

Pourtant, j’ai jamais vu personne mettre autant d’amour dans un sourire.
Ça m’émeut rien que d’y repenser…

Mais bref, comment est-ce qu’il pouvait y avoir un Dieu quelque part pour tolérer ça ?

Fallait vraiment être le dernier des enculés.Ou alors, il n’y avait pas de Dieu.

J’ai rapidement verrouillé mon avis sur la question.

Dieu n’existait pas.

S’il n’existait pas, c’était logique que des gamins naissent avec des malformations horribles. C’était logique que des gosses faméliques se fassent bouffer les yeux par des mouches dans le fin fond du Sahel.
C’était logique que d’un coup un volcan se mette à péter et décime un village entier.


C’était logique qu’une vague scélérate puisse s’éclater sur une plage de sable fin et remballe glacières, serviettes, bouées en forme de canard et des familles entières.


Mais en fait, j’ai réalisé des années après que si je n’avais jamais eu la preuve tangible de la présence du divin dans ma propre expérience, c’était surtout parce que j’agissais sous son radar.


Cette intelligence supérieure ?


Je me mettais en travers de son chemin plus qu’autre chose.
J’étais très égoïste. C’était moi, moi moi et encore moi.


Servir les autres ?
Tenter d’apporter quelque chose à la grande table du pique-nique de l’humanité ?


C’était hors de question.
J’étais le pique-assiette qui s’incrustait les mains vides et qui remplissait son tupperware avec les plats apportés par les autres.
Autant te dire que quand tu te comportes comme ça, il se passe rien.

Le divin, il va t’ignorer.


Et si tu insistes sur cette voie, il risque même de te balancer quelques tacles glissés pour tenter de te faire piger la leçon.


« Tu appartiens à un collectif, tu fais partie d’un Tout : ça ne marche pas comme ça la vie humaine ! »


Comme un parent qui veut ton bien, il tentera de te faire comprendre que tu n’es pas aligné(e) avec le vivant. Il tentera de te faire comprendre que ce n’est pas la voie juste.


Il te laissera faire par contre.


Tu veux prendre un AK47 et aller dessouder une classe de collégiens ?
Il ne t’en empêchera pas.


T’es libre mon pote.


C’est la même chose quand tu pisses sur le rebord de la cuvette. T’es parfaitement libre de le faire. Rien ne t’en empêche…


Y a pas une voix d’outre-tombe qui va se mettre à te gueuler dessus pour te dire que t’es un gros dégoûtant.


Ta mère peut le faire par contre mais c’est une autre histoire.
Tant que tu te concentreras sur ta petite personne, tu passeras sous le radar du divin.


Au mieux, il t’ignorera.


Il ne fera rien pour te faciliter les choses. Mais il tentera pas non plus de te mettre des bâtons dans les roues.


(Hop, je regarde l’heure : il est 11:11 ici à Ubud 😍)


Tu pourras prier, réclamer ou même gueuler, ça changera pas grand chose.
Dans cet éco-système intelligent où chantent les baleines et où dansent les abeilles, t’es peut-être pas franchement un rouage très utile.


Et c’est comme ça qu’il faut retourner le problème pour obtenir le soutien indéfectible de Dieu, de l’Univers ou du Grand Manitou.


Faut juste que tu te demandes comment tu pourrais LUI rendre service ?
Comment est-ce que TU pourrais lui être utile ?


Et là d’un coup, c’est plus du tout la même limonade !


Au lieu d’être là à pleurnicher que Dieu n’en a rien à foutre de ta vie merdique, tu commences à inverser la vapeur.

Tu commences à te demander ce que TU pourrais ramener à la table du grand pique-nique de l’Humanité.

Et ça change tout.
Oh oui, ça change tout.
De la gentillesse, de la compassion, de la bienveillance ?

C’est une idée.

Mais c’est pas à moi de te dire ce que tu dois ramener.
C’est à TOI de le trouver !

Quand tu regardes ce monde, tu trouves qu’il a besoin de quoi ?
Qu’est-ce que TOI tu pourrais faire pour qu’il soit davantage à l’image de tes profondes aspirations ?
Qu’est-ce que TOI tu pourrais commencer à faire pour rendre ce monde meilleur ?

La seule boussole que tu peux utiliser, c’est ton coeur. Je sais que ça sent le vieux cul de dire un truc aussi nian-nian mais en fait, c’est comme ça que ça marche.

Par coeur, j’entends le siège de ta sensibilité.
Qu’est-ce qui te touche, qu’est-ce qui t’émeut, qu’est-ce qui te révolte ?
C’est ce genre de questions qui peuvent aider à faire remonter les réponses à la surface.

Par exemple, à titre personnel, j’ai été scandalisé par le sort des animaux d’élevage. C’était plus possible que je tolère ça dans ma réalité. Je ne voulais plus participer…

Alors je suis devenu vegan. Puis végétarien au bout de 2 ans de véganisme.
J’ai pas besoin de faire couler le sang pour me nourrir. J’ai pas besoin de faire vivre des êtres sensibles dans la peur et le stress pour mon plaisir personnel.

Mais ça, c’est un truc qui me concerne.
Peut-être que toi, tu ressentiras une urgence ailleurs.
Peut-être que tu pourras prendre une autre place sur le grand échiquier.
Faut juste que tu le fasses pour les bonnes raisons.
Fais quelque chose car ça te semble juste. Car ça vient nourrir tes valeurs les plus élevées.

Quand tu auras décidé de te mettre au service, il n’est pas impossible que le boss commence à s’intéresser à toi.

Au lieu de te plaindre et de râler, t’auras commencé à agir. Tu auras commencé à participer au pique-nique.

De manière générale, notre expérience humaine change quand nous nous engageons pour un but, pour une mission.

Spirituellement, on peut appeler ça « la mission de vie » mais c’est pas le plus important.

Ce qui est important, c’est juste que tu saches que le divin ne commencera à t’envoyer des ressources et du soutien qu’à partir du moment où tu t’engageras sur cette voie là.

C’est ce qu’il a fait pour moi, en tous cas.

J’ai passé des années sous le radar. Puis, quand j’ai décidé de me mettre au service de l’amour, ça a commencé à me pousser au cul comme jamais.

Ma réalité s’est changée en jeu vidéo ou en rêve lucide.
Je me sens soutenu dans ma mission.
Et quand ça se met à chier dans ma réalité et que les peurs recommencent à venir me chatouiller, je tente de conserver cette confiance en cette présence intelligente qui me traverse.

« Je te couvre, buddy ! »


Le divin, je le vois pas comme un vieux barbu aux allures paternelles. C’est mon pote en fait. C’est le meilleur ami qui est toujours prêt à te filer un coup de paluche.


Le soutien peut se manifester de mille et une manières.


Trouver de l’argent par terre.

Rencontrer une personne qui se propose spontanément de m’aider. Recevoir une opportunité par e-mail. Tomber « par hasard » sur la solution à mon problème.
Quand tu es à son service, la vie elle utilise toutes ses ressources.
Parce qu’elle veut que tu continues ce que tu fais.


Tu lui fais du bien. Tu lui es utile. Tu lui rends service.
Si ton fils (ou ta fille) commençait spontanément à s’investir dans la vie de votre maison, comment réagirais-tu ?


Et si au lieu de râler parce que la poubelle de la cuisine déborde, il (ou elle) prenait l’initiative d’aller la vider ?


Et si au lieu de se plaindre du grincement de la porte du garage, il (ou elle) se mettait à huiler la partie grippée ?

Comment tu réagirais ?
T’aurais pas envie de l’encourager ?


Parce qu’au final, tout le monde en profite dans la maison.
Si au lieu de pester que le frigo est vide, il (ou elle) prenait l’initiative d’être créatif/ive et de cuisiner une recette à partir des restes ?

Toute la famille pourrait alors en profiter…


Bon, si tu n’as pas d’enfants ou qu’ils portent encore la couche, tu auras compris que mon exemple n’était peut-être pas adapté à ta situation mais je crois que tu as saisi mon idée.


S’ils se mettaient au service du collectif, tu aurais envie de saluer leurs efforts. Tu aurais envie de les encourager pour ça. Tu voudrais qu’ils continuent…


Et bah le divin fonctionne de la même manière.
Trouve un moyen de te mettre au service et tu trouveras bientôt à remercier…


La gratitude, ça se force pas quand t’es aligné(e) avec le divin.
Tu as mis tout ton coeur pour cuisiner le meilleur plat possible pour l’offrir aux convives qui participent au grand pique-nique de l’humanité ?
Il y a des chances que quelqu’un ait ramené une part de ton gâteau au chocolat préféré rien que pour toi.


Ça marche comme ça : tu dois donner avant d’espérer recevoir.
Et si tu as le sentiment de n’avoir jamais rien reçu, pose toi 5 minutes et observe ton expérience de la réalité.


Peut-être que tu pourrais te faire subjuguer par l’indescriptible miracle d’être conscient(e) d’exister !


Quoiqu’il arrive les baleines et les abeilles continueront de chanter et de danser…

Quand on voit la direction dans laquelle le monde semble aller, la question, c’est de se demander jusqu’à quand ?

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