Have a Good Trip

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Hier soir, j’ai regardé « Have a Good Trip« , un documentaire disponible sur Netflix.


Comme son nom l’indique, ça parle de LSD et de trip plus ou moins barrés.


Visuellement, il faut avouer que c’est une réussite mais je dois reconnaître que je m’attendais à mieux.

Si tu as l’occasion de le regarder, il mérite quand même un visionnage.

Tu te feras ton propre avis sur la question.


Qu’est-ce qui ressort de l’utilisation de ces substances hallucinogènes ?

Le changement de perspective.

Et ça, c’est quelque chose d’assez remarquable.

Depuis 2015, c’est le sujet sur lequel je me concentre le plus.

C’est lorsque j’ai commencé à changer de perspective que ma vie a commencé à se transformer.

La chose que je trouve la plus triste, c’est quand on arrête de se poser des questions.

Ou pire quand on suppose détenir déjà toutes les réponses.

Rien de pire qu’un faux sceptique à ce sujet.

Persuadé d’avoir la bonne réponse, il va fustiger toutes les personnes qui ne pensent pas comme lui.

Il va tourner en dérision d’autres idées et d’autres théories.

Quand on écoute les témoignages, on se rend compte à quel point certaines drogues peuvent permettre de prendre des raccourcis.

Un trip avec un champignon hallucinogène et la personne va expliquer qu’elle a réalisé qu’il existait une inter-connexion entre tous les êtres.

Ça revient d’ailleurs constamment dans les témoignages.

Et ce n’est pas étonnant que des personnes puissent s’ouvrir à une certaine forme de spiritualité après avoir été sous l’emprise de produits aussi puissants.

Parce que c’est justement le discours de nombreuses traditions depuis la nuit des temps.

Faut-il prendre un champi ou un buvard de LSD pour s’ouvrir à la dimension spirituelle de cette expérience terrestre ?

Non, je ne crois pas.

En fait, c’est surtout parce que je n’ai pas envie d’encourager ça.

J’ai plutôt envie d’encourager la capacité à changer de perspective.

J’ai envie d’encourager l’ouverture d’esprit sous toutes ses formes.

Je sais qu’il y a une part de moi qui est un peu fatiguée de se prendre des remarques désobligeantes quand il s’agit de spiritualité.

Se faire prendre de haut, critiquer et même insulter, ce n’est pas franchement quelque chose que j’affectionne.

Mon crime ?

Expliquer à quel point nos croyances peuvent nous emprisonner.

Il n’y a rien de pire qu’une croyance.

La croyance, c’est une grosse paire de lunettes opaques que tu viens superposer à ta réalité.

Et bien souvent, cette croyance peut t’empêcher de voir les choses telles qu’elles sont.

Changer de perspective ?

C’est d’abord apprendre à reconnaître qu’on porte tous et toutes cette fichue paire de lunettes sur le nez.

Toi, moi, ton vieil oncle raciste.

C’est à travers cette paire de lunettes que l’on appréhende la réalité.

Changer de perspective, ça demande d’arrêter de regarder à travers la paire de lunettes.

Même pour un court instant.

Et c’est se concentrer uniquement sur les lunettes.

« Est-ce que ce que je crois est vrai ? »

« Est-ce que j’ai la certitude totale et absolue de ce en quoi je crois ? »

Si tu fais ce petit travail d’introspection avec sérieux, ça devrait te laisser avec plus de questions que de réponses.

Tu pourrais très bien être un cerveau connecté à un ordinateur ultra puissant quelque part dans un vieil entrepôt poussiéreux en ce moment même.

Et cet ordinateur ultra puissant serait simplement en train de simuler la réalité que tu expérimentes.

Si tu as déjà mis un casque de réalité virtuelle sur la tronche, tu dois voir de quoi je parle.

Les 10 premières secondes, tu es tout à fait conscient que tu portes un casque virtuel.

Mais très vite, cette notion commence à s’estomper.

Tu t’immerges dans l’expérience.

La réalité (toi qui porte un casque de VR) disparaît.

Ça peut aller très vite.

Il suffit que les graphismes soient un minimum probants.

Et que l’histoire capte ton attention.

Si je t’affirme que tu te trouves actuellement dans une simulation virtuelle, c’est une affirmation invérifiable.

Si tu n’as jamais mis les pieds aux États-Unis, as-tu la preuve formelle que la ville de Las Vegas existe pour de vrai ?

Tiens, pose-toi la question une seconde.

Qu’est-ce que tu connais de Las Vegas ?

Tu as peut-être vu passer des photos ? Tu as peut-être vu des films qui se passaient là-bas ?

Je pense ici à Very Bad Trip pour rester dans le thème de cet article.

Tu as peut-être des amis qui y sont allés. Ils t’ont montré leurs photos et leurs vidéos.

« Là, c’est le Bellagio »

« Là, c’est la fausse Tour Eiffel »

Mais…

Si tu n’as jamais mis les pieds à Las Vegas par toi-même, à quel point es-tu certain que cette ville existe vraiment ?

C’est une croyance rationnelle que de supposer que cette ville existe.

Après tout, les preuves sont là.

Photos, vidéos, témoignages.

Mais…

Si tu n’y as jamais mis les pieds par toi-même, es-tu capable de reconnaître que ta croyance de l’existence de la ville de Las Vegas repose surtout sur de la foi ?

C’est du raisonnement rationnel.

Définition :
qui est fondé sur la raison, qui provient de la raison; qui procède par un raisonnement logique indépendant de l’expérience.

Un tel type de raisonnement est indépendant de l’expérience.

Tiens, tiens.

Combien de croyances est-ce que tu tiens pour vraies dans ta propre vie sans jamais en avoir fait d’expériences directes ?
Tiens, testons un peu quelques-unes des croyances qui tournent peut-être dans ton système :

– Crois-tu à une vie après la mort ?

– Crois-tu que les extra-terrestes existent ?

– Crois-tu aux vies antérieures ?

– Crois-tu que fantômes/esprits existent ?

– Crois-tu qu’il soit possible de sortir de son corps ?

– Crois-tu qu’il soit possible de communiquer par la pensée ?

– Crois-tu qu’il soit possible de prédire l’avenir ?

– Crois-tu qu’il soit possible de prendre possession d’un animal ?

– Crois-tu qu’il soit possible de communiquer avec un animal ?

– Crois-tu qu’il soit possible de communiquer avec un arbre ou une plante ? – Crois-tu qu’il soit possible de vivre au-delà de 130 ans ?

– Crois-tu qu’il soit possible de communiquer avec les morts ?

– Crois-tu qu’il soit possible de façonner sa réalité par le pouvoir de la pensée ?

– Crois-tu qu’il soit possible de voyager dans le temps ?


Si tu as répondu « OUI » à l’une de ces questions, tu peux te demander s’il s’agit d’une croyance basée sur le raisonnement rationnel ou sur la base d’une expérience directe.


Idem si tu as répondu « NON » à l’une de ce questions.

L’important, ce n’est pas ce que je crois.

C’est juste de savoir si tu es en mesure, pour toi-même, de faire la différence entre une croyance et une expérience directe.

L’expérience directe peut m’induire en erreur

Et oui, c’est une autre partie du problème.


Il suffit de poser sa paire d’yeux sur une illusion d’optique pour se rendre compte que l’expérience directe n’est pas un refuge ultime.

Changer de perspective

En revanche, à partir du moment où tu as appris à changer de perspective et à éclairer la nature de tes propres croyances, tu es normalement plus à même de naviguer dans le monde.

Quand une expérience désagréable se répète dans ta vie, ça te donne normalement le recul suffisant pour observer la scène avec plus de clarté.

« Quelle était ma croyance de départ ? »

« Quelles actions est-ce que j’ai posé pour en arriver là ? »

Changer de perspective, c’est parfois le seul moyen de régler des problèmes dans notre vie.

Je ne sais pas si tu connais le jeu vidéo Paper Mario ?

C’est un jeu qui met en scène Mario, le petit personnage moustachu de chez Nintendo.

Pour progresser dans ce jeu, tu dois régulièrement passer de la 2D à la 3D.


Quand tu abordes le jeu en 2D, le décor est plat devant toi. Plus de relief, comme dans la plupart des jeux vidéo des années 80.


Quand tu bascules sur la 3D, tu peux te balader dans un environnement en 3 dimensions.

Parfois, tu ne peux passer un obstacle qu’en 3D.

Parfois, ça ne sera possible qu’en affichant le jeu en 2D.


J’y jouais sur Wii, il y a quelques années et j’aimais beaucoup cette dimension du gameplay (pun intended).

D’ailleurs, prenons quelques secondes pour réaliser que Mario consomme des champignons qui l’affectent directement.

Est-ce que tu as essayé de changer de perspective dans ta propre vie ?

Si tu fais face à des problèmes qui continuent de te pourrir la vie, as-tu essayé de changer la manière dont tu les appréhendes ?


As-tu tenté de les aborder différemment ?

Pendant de nombreuses années, j’ai attaqué mon problème de poids de la même manière.

Je faisais un régime drastique. Je me mettais à courir tous les deux jours.
Mais très vite, je me retrouvais à mon point de départ.

Démotivé.

Quand la frustration devenait à nouveau trop forte de ne pas aimer mon corps, je réattaquais le problème de la même manière.

C’était comme prendre davantage d’élan pour défoncer une porte en acier.

Tu auras beau prendre autant d’élan que tu voudras pour fracasser cette porte, le plus efficace, ça sera toujours :


– de trouver la clé

– de faire appel à un serrurier professionnel

– d’utiliser une meuleuse (ou un laser) pour la découper

– de voir s’il n’y a personne de l’autre côté pour t’ouvrir


Le souci dans la vie, c’est qu’on se coupe de notre capacité personnelle à changer de perspective sur les problèmes que nous expérimentons.

On s’entête à les attaquer avec des moyens identiques.

On les attaque avec la même boîte à outils.

Pourtant si tu as un tournevis dans la main, ça ne sera jamais le meilleur outil pour planter un clou.

Avec du temps et de l’expérience, tu pourras peut-être devenir bon pour planter des clous avec un tournevis.

Tu trouveras la « bonne » technique.

Mais ça sera toujours moins efficace que de ranger le tournevis et de choper un marteau.

C’est comme ça.

L’entêtement n’est pas un signe de bonne santé intellectuelle dans la vie.

Et le développement personnel là-dedans ?

Le développement personnel, c’est ni plus ni moins que la pratique qui consiste à chercher les outils les plus adaptés pour régler les problèmes auxquels on fait face.


Quand on change de perspective, ça va nous permettre d’ouvrir la porte à de nouvelles possibilités.

Ça ouvre de nouveaux horizons.

C’est pour ça que les drogues hallucinogènes peuvent transformer radicalement la vie d’un individu.

En quelques heures, il accède à une toute nouvelle dimension.

Quand Steve Pavlina, un auteur de développement personnel que j’affectionne beaucoup a consommé de l’ayahuasca pendant plusieurs jours, il est ressorti de cette expérience avec de nouvelles perspectives.

Certaines croyances personnelles s’en sont trouvées renforcées.

D’autres ont été ébranlées par l’expérience directe.

Je ne suis pas là pour t’inviter à te droguer.

Ce n’est pas du tout mon discours.

Je dois juste avouer qu’avec le temps, je comprends pourquoi certaines personnes décident d’emprunter cette voie-là.

Est-elle dangereuse ?

Elle comporte de nombreux risques, c’est indéniable.

Faire entrer une substance active dans son organisme, ça n’est pas anodin.

Bien heureusement, ce n’est pas la seule voie pour vivre des expériences intéressantes.

Mais travailler sur soi, lire des livres de développement personnel, méditer ou observer ses propres certitudes, ça n’est pas aussi sexy que de gober un champignon hallucinogène.

Faut se rendre à l’évidence.

C’est comme ça.

Il n’existe pas de solution unique

Dernier point avant de terminer cet article, il n’existe pas de solution unique.


Ce qui fonctionne pour quelqu’un ne fonctionnera pas nécessairement pour toi.

Ça ne sert à rien de copier aveuglément les actions de quelqu’un d’autre.
Quand tu copies, tu te coupes de ta propre créativité.

Ça peut être utile d’utiliser le mimétisme. Ça peut te faire gagner du temps de recopier la stratégie de quelqu’un d’autre qui a obtenu des résultats que tu cherches à obtenir.

Mais il ne faut pas oublier notre singularité.

J’aime bien essayer de nouvelles stratégies.

Mais en définitive, je me rends compte que ce qui fonctionne toujours le mieux pour moi, c’est lorsque je tire des enseignements de mes propres expériences directes.

Je fabrique une sorte de solution unique et personnalisée qui intègre les conseils que j’ai pu entendre mais je les implémente à ma sauce.

Et si ça ne marche pas, je reprends ma tambouille pour changer la recette.

Jusqu’à ce que j’obtienne de meilleurs résultats.

J’ai essayé le jeûne intermittent.

J’ai essayé le jeûne hydrique.

J’ai essayé le régime vegan.
J’ai tenté plein de trucs.

Et je continuerai de faire des essais.

Pas uniquement sur ma diète d’ailleurs.

J’adore l’expérience directe.

Quand tu fais une expérience directe, tu as de la peine pour celles et ceux qui s’expriment avec certitude.

Et encore plus de peine pour celles et ceux qui arborent fièrement l’étiquette de sceptique.

Sans avoir jamais rien expérimenté de manière directe.

Le meilleur moyen de dépasser la croyance, c’est d’aller dans le monde mettre sa croyance à l’épreuve du réel.

Médiumnité

Tu peux penser que la médiumnité, c’est du charlatanisme. Tu as probablement vu des vidéos ou lu des articles qui vont dans ce sens. Tu partages peut-être cette croyance avec tes proches.


Mais, as-tu tenté d’en faire une expérience directe ?

« Foutaise ! Je ne filerai jamais d’argent à ces escrocs ! »

D’accord.

Mais alors tu dois accepter qu’on puisse remettre en question la validité de ton expertise sur la question.

Quand j’échange avec quelqu’un qui a pris le soin de mettre ses croyances à l’épreuve, c’est toujours plus riche.

Ce sont souvent des personnes attirées par la croissance personnelle.

Elles valorisent l’expérience directe pour grandir, croître et évoluer.

Elles savent que le meilleur moyen d’avoir plus d’informations à intégrer dans une réflexion, c’est de se confronter directement à la problématique.

C’est de faire un plongeon dans l’inconnu.

C’est d’avoir le cran de défier toutes les peurs qui vont avec.

Ou d’être prêt(e) à reconnaître qu’on a pu se tromper…

Le meilleur moyen pour savoir que Las Vegas existe vraiment, c’est de prendre son billet d’avion et d’aller voir par soi-même.

Le meilleur moyen de savoir si un film est bon ou mauvais, c’est de le visionner par soi-même.

À un moment, il faut couper court avec les récits des uns et des autres.

Faut y aller par soi-même.

Explorer les sentiers inconnus.

Et être prêt(e) à changer de perspective.

Tu ne sauras jamais ce qui te rend heureux/euse si tu n’es pas prêt(e) à tenter différentes approches.

Ça serait quand même un peu con de vivre dans l’ombre de toi-même, non ?

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