« Je n’ai pas de croyances » ou le mythe du sceptique

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Est-il possible de vivre sans croyances ?


Cette question, je la soulève en raison d’un court échange que j’ai eu sur Twitter récemment.

Une personne me soutenait qu’elle n’avait pas de croyances.

Tu n’as pas de croyances ?

Est-ce que c’est possible ?

Malheureusement, je crois que c’est un mythe.

Sur le papier, ça fait franchement rêver.

N’avoir aucune croyance, ça permettrait d’aborder chaque situation à la lumière de la vérité.

Une vérité neutre, lisse et objective.

Une vérité universelle qui ne serait jamais entachée par des erreurs d’interprétation ou des jugements trop hâtifs.

Exit les préjugés.

Finies les croyances erronées.

Malheureusement, aussi sympathique que semble l’être ce petit postulat : ça reste une douce utopie.

Et lorsqu’une personne affirme qu’elle n’a aucune croyance, ça me donne envie de l’asticoter, haha.

Vraiment ?

Pas de croyances ?


Sur l’alimentation ?

Sur les relations amoureuses ?

Sur l’argent ?

Sur le travail ?

Sur la mort ?

Sur l’existence ou l’inexistence de Dieu ?


Toujours pas de croyances ?

C’est la neutralité absolue qui tourne dans ton système ?

C’est là où il faut faire preuve d’une profonde et grande humilité.

Reconnaître l’existence de croyances conscientes ou inconscientes dans sa propre expérience subjective.

C’est à partir d’un tel constat que l’on peut progresser.

C’est en reconnaissant que nous avons, ici et là, des tâches aveugles qui nous empêchent d’expérimenter la vérité que nous pourrons grandir.

Nous vivons toutes et tous dans notre propre monde

Nous vivons dans des bulles individuelles.


Et dans ces bulles, il y a des croyances.

Ces croyances influencent profondément ce que nous expérimentons au quotidien.

Lorsqu’une expérience vécue entre en résonance avec une croyance ?

Nous la renforçons.

Par exemple : « Si je mange davantage de fruits et de légumes, je vais perdre du poids »

Si je passe à l’action et que je me rends compte que les résultats confirment ma croyance initiale, j’en fais une vérité.

C’est « ma » vérité.

Mais je peux alors me décider à propager cette croyance autour de moi.

Nous sommes toutes et tous des prophètes à notre manière.

Encore faut-il en avoir conscience.

Nous propageons à longueur de journée notre vision personnelle et subjective du monde.

« De toutes façons, les mecs : ce sont tous des connards ! »
« Les riches sont pourris jusqu’à la moelle ! »

Tu vois le genre ?

Il me semble important de reconnaître avec humilité qu’il est possible que des croyances soient actives dans mon système et qu’elles puissent influencer ce que j’expérimente au quotidien.

Simplement ça.

« Tiens, c’est vrai que je crois à certaines choses… »

Le pire qui puisse nous arriver ?

C’est d’arrêter d’être curieux.

C’est de cristalliser nos croyances.

C’est d’en faire des vérités absolues.

Il suffit parfois d’un seul événement ou d’une seule expérience pour que nous nous faisions avoir.

Une tentative qui rate. Une action posée qui donne des résultats désagréables.

Et paf, nous nous éloignons en pestant et en râlant.

Nous tirons des conclusions.

La souffrance nous pousse très souvent à cela.

Pour ne plus revivre certaines expériences fâcheuses, nous allons mettre en place des stratégies d’évitement.

Nous allons tenter, par tous les moyens, de préserver notre ego de la douleur.

Souffrir, c’est une part intégrante de l’expérience humaine

Vouloir esquiver la souffrance mène souvent à davantage de souffrance.

Le corps est fragile.

Regarde comme ton petit orteil frappé contre un coin de meuble peut te mettre en PLS, haha.

La souffrance est partout.

Elle fait partie du jeu.

Quand on décide d’embrasser la souffrance, on lui laisse une place qui est naturelle.

On ne l’invite pas dans sa vie de manière malsaine.

On accepte juste qu’elle fasse partie du jeu.

Elle est naturelle.

La souffrance n’est pas une erreur.

Lorsque tu poses ta main contre la vitre brûlante du four, la souffrance est un signal qui va te permettre de réagir.

La souffrance est utile.

Oui, je sais que ça peut paraître étonnant.

Pourtant, même si je tiens ces mots : je n’aime pas le discours traditionnel des religions car elles tentent de justifier toutes les souffrances.

La vie devrait être synonyme de souffrance.

Non.

La vie devrait être synonyme de joie, d’amour et d’expériences enrichissantes.

La souffrance doit être remise à sa place, elle ne doit pas être célébrée, ni placée sur un piédestal.

Pour en revenir aux croyances, c’est capital de s’observer.

Le regard que nous portons sur notre monde n’est pas dénué de croyances.

Elles tournent en permanence dans le système.

Elles tirent des conclusions.

Se renforcent ou sont mises à mal.

Je me souviens que lorsque ma réalité s’est mise à se comporter de manière très surprenante en 2015, je me suis retrouvé en pleine dissonance cognitive.

Mes croyances n’étaient plus en adéquation avec ce que j’expérimentais.

Je vivais des expériences directes qui étaient contradictoires avec mes croyances d’athée et de sceptique.

Je subissais l’apparition de phénomènes de médiumnité.

Je subissais la Loi de l’Attraction.

Je vivais mes premières expériences de sorties de corps.

Les croyances étaient attaquées de manière frontale.

Et si ça coince pour toi au moment de lire ces quelques lignes, c’est parce que :

1) ça ne correspond pas à tes croyances actuelles

2) tu n’as pas fait d’expériences directes (ou très peu).

Comment savoir si une personne ne tente pas de nous embobiner en nous racontant des trucs farfelus ?


En fait, c’est très compliqué en raison de la subjectivité de notre expérience.


Je peux te raconter des expériences directes, ça ne te les fera pas vivre pour autant.

Je peux te raconter la première fois que j’ai embrassé une fille sur la bouche.

Je peux te raconter la première fois que j’ai sauté en parachute.

Je peux te raconter la première fois que j’ai mangé un pad thai dans un petit restaurant de Chiang Mai :

Ça ne te fera jamais vivre l’expérience directe.

Tu n’auras accès qu’à des bribes.

Les mots que je vais utiliser vont déclencher l’apparition d’images dans ton esprit.

Si je te demande d’imaginer un restaurant en Thaïlande, tout va dépendre de ta propre expérience personnelle.

Es-tu déjà allé(e) en Thaïlande ?

Si c’est le cas, il est possible que tu visualises un resto dans lequel tu as des souvenirs.

Si ce n’est pas le cas, ton esprit va faire le reste.

Il va imaginer ce qui pourrait vraisemblablement s’apparenter à un resto thaïlandais.

Et au fur et à mesure que je te délivrerai des détails, tu actualiseras ton image mentale.

« Il y avait des tabourets verts fluo un peu partout »

« Des ventilateurs tournaient à plein régime parce qu’il faisait très chaud »

« La serveuse avait le tatouage d’un lapin sur le bras »

Hop, autant de détails qui vont documenter ta visualisation.

Il est impossible de pénétrer dans l’esprit de quelqu’un.

Quand une personne se tort de douleur sur le sol, sa souffrance te sera à jamais inconnaissable.

Tu ne peux pas ressentir sa souffrance.

Tu peux faire preuve d’empathie et imaginer cette souffrance.

Tu peux te sentir connecté(e) à cette personne qui souffre.

Mais l’expérience de la douleur restera toujours profondément subjective.

Et quand c’est un « autre que toi » qui en fait l’expérience, tu ne peux qu’imaginer et supposer.

Tu n’as pas la possibilité de pénétrer dans la conscience d’un autre que toi.

Parce que ton expérience est subjective.

La seule conscience qui soit disponible en cet instant, c’est toujours la tienne.

Quand quelqu’un te raconte un événement extraordinaire que tu n’as pas vécu, il convient d’avoir un système de protection actif.

Parce qu’après tout, comment savoir si c’est vrai ou non ?

Comment connaître les intentions véritables derrière le récit d’une anecdote ?

Impossible.

Quand une personne affirme dans sa vidéo YouTube qu’il est possible de guérir du cancer en buvant des jus de légumes.

Quand une autre affirme que les vaccins sont nocifs et qu’il ne faut surtout pas infliger ça à nos enfants.

Quand une personne te raconte qu’elle se rend directement sur d’autres planètes en faisant des voyages astraux.

Quand une autre te partage qu’elle génère des milliers d’euros par jour grâce à une application de trading en ligne.

En permanence, nous sommes bombardés d’informations.

L’enthousiasme d’une personne à partager un événement n’en fait pas une vérité.

Tout au plus, elle te partagera SA vérité.

C’est ce qui est vrai pour elle, aujourd’hui, dans sa propre réalité…
… Jusqu’à preuve du contraire.

Et oui.

Il convient d’être particulièrement sceptique sur la nature de ce que nous prenons pour vrai.

Si tu rencontrais le Tony de 2015, tu aurais face à toi un athée carnivore.

Cette personne n’existe plus.

Et c’est la même chose pour toi.

Chaque expérience que tu fais participe à l’évolution de ta personnalité.

Tu évolues.
Tu changes.

Parfois, c’est très subtil mais nous ajustons en permanence le regard que nous portons sur notre monde.

Épingler quelqu’un pour des propos tenus il y a 20 ans, est-ce que ça a du sens ?

Pas vraiment.

Parce que la personne d’il y a 20 ans n’existe plus.

Elle a vécu de nouvelles expériences.

Ce que je croyais vrai hier n’est plus ce que je crois aujourd’hui.

Et il y a de fortes chances que mes croyances continuent d’évoluer avec le temps.

Je suis passionné par le développement personnel alors ça va peut-être un peu plus vite que la moyenne.

Parce que je les mets régulièrement à l’épreuve mes croyances.

En ce moment, je lis entre 2 et 3 livres par mois en moyenne.

Je me confronte constamment à des nouvelles idées, à des nouveaux concepts.

Et j’adore ça car c’est très stimulant intellectuellement.

Hier, j’ai découvert le principe d’incertitude d’Heisenberg.

Hop, une nouvelle entrée dans le vaste champ de mes connaissances.

J’actualise ma carte.

Plus j’ai de connaissances sur ce monde que j’expérimente et plus éclairées seront mes actions.

À condition de bien choisir les connaissances avec lesquelles je me nourris.
Un magazine politique ? Une chaîne d’information en continu ?

Est-ce une connaissance fiable ? Est-ce possible que l’on tente d’influencer mon jugement ?

Il convient toujours de se poser ces questions.

Pour finir, je dirai que les croyances ont encore de beaux jours devant elles.

As-tu explosé une croyance limitante récemment ?

As-tu découvert que tu entretenais une croyance erronée dans ton système ?

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