Quand ta réalité teste tes engagements

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Aujourd’hui, on va parler d’un phénomène que je trouve très intéressant quand on décide de changer.

Il se produit quelque chose de très particulier et j’ai envie de te partager la perspective avec laquelle je l’aborde désormais.

Bon…

T’es bien accroché(e) ?

Quand tu décides d’initier le changement


Alors imaginons qu’un beau jour, tu te sois rendu(e) compte que manger de la viande, c’était plus trop aligné avec tes envies personnelles.


Tu as peut-être vu des documentaires et des reportages sur :

– la condition animale

– les effets négatifs de l’alimentation animale sur la santé

– l’impact dévastateur de l’alimentation animale sur la planète.

Bref un jour, tu t’es décidé(e).

Tu t’es dit que tu allais faire un essai.

Tu allais tenter de devenir végétarien(ienne).

Seulement voilà, très vite lorsque l’on décide de changer quelque chose d’aussi important que notre alimentation, on va faire face à des résistances.

Quand les premières résistances se pointent

– « Quoi ? Tu ne manges plus de viande ? »

– « Mais tu es malade. Et les protéines alors ? »

– « Oh là là, qui est-ce qui t’a mis ça dans le crâne encore ? »

Le changement fait peur.

Quand une personne dans notre entourage décide de prendre un virage, ça a tendance à nous bousculer.

Quand j’ai personnellement décidé de supprimer la viande de mon alimentation, j’ai fait face à de très nombreuses remarques.

Et j’ai constaté que pour de nombreuses personnes, cette période de changement pouvait devenir un vrai calvaire.

Pourquoi ?

Parce que lorsque tu essayes quelque chose de nouveau, tu n’as pas encore un avis tranché sur la question.

Quand c’est trop frais, tu tâtonnes. Tu es dans la phase d’exploration. Tu découvres au fur et à mesure.

Ce qui est intéressant quand tu décides de faire un changement comme celui-là, c’est que tu vas avoir une vue de l’intérieur.

C’est bien joli de lire des témoignages dans des articles de blog ou même en côtoyant des personnes végétariennes/végétaliennes mais le plus efficace, ça reste quand même d’essayer par soi-même.

Les bénéfices qu’elles mettent en avant sont-ils réels ?

Où démarre l’idéologie personnelle ?

N’y a-t-il pas derrière des croyances étranges ?

Quand tu décides d’essayer par toi-même, c’est un acte courageux qui va nécessairement rencontrer des résistances.

Personnellement, je vois ça comme un petit test de ta réalité.

Si on appréhende notre expérience de la réalité comme un jeu ou une simulation, on peut tout à fait envisager ces « résistances » comme des tests.

Ces tests sont là pour éprouver notre engagement, nos valeurs, nos principes et ce qui est important pour nous-même.

« Es-tu vraiment prêt(e) à faire ce changement ? »

« Es-tu convaincu(e) que c’est la meilleure décision ? »

Quand on veut changer quelque chose, ça résiste.

C’est un processus classique.

Quand on l’aborde comme une petite épreuve, ça devient tout de suite plus facile.

« Ces résistances sont juste là pour me tester, ça va finir par passer »

Et le plus beau ?

C’est qu’effectivement, ça finit par passer.

Quand on est parfaitement aligné avec nos décisions, les petites attaques extérieures se calment et finissent par s’évanouir.

Finalement, c’est lorsqu’on doute soi-même du changement que l’on tente d’opérer que cette mise à l’épreuve est la plus difficile à gérer.

On doute, on a peur de déplaire ou du jugement.

C’est extrêmement intéressant comme phénomène, je trouve.

J’ai parlé de l’arrêt de la viande mais je pourrai tout à fait parler de l’arrêt de l’alcool par exemple.

J’ai arrêté de manière définitive la consommation d’alcool en 2015.

J’ai tout de suite été très aligné avec les raisons qui me poussaient à le faire.

1) Je ne voulais pas prendre le risque de me blesser avec mes entraînements de musculation
2) Je ne voulais plus consommer des calories vides
3) J’aimais l’idée d’avoir un mode de vie qui soit en marge du plus grand nombre.

En soirée, j’ai fait face à de nombreuses résistances.


« Allez, juste un petit verre pour trinquer avec nous ! »

« C’est rien, c’est du champagne ! »

« T’es pas marrant comme mec ! »

Je m’en suis tenu à ma ligne de conduite car j’étais convaincu que c’était le meilleur choix possible pour moi.

Quand c’est le cas, on peut résister de manière très facile à la tentation ou à la pression externe.

Mais c’est beaucoup moins évident quand on n’est pas tout à fait sûr de son coup.

Si ton engagement à changer une habitude n’est pas puissant, ça sera très facile pour ta réalité de te mettre en difficulté

Les tentations afflueront et paf, comme une girouette, tu finiras par renoncer.


Les personnes qui mettent en place des changements concrets dans leurs vies n’ont pas quelque chose de plus que toi.

Elles ont simplement pris un engagement de manière ferme avec elles-mêmes.

Et ça, ça fait toute la différence.

Quand les sollicitations externes surgissent mais que tu es au clair avec tes envies, tes objectifs et tes aspirations, tu deviens inébranlable (et non, c’est pas un gros mot dégoûtant, haha)

Si tu as déjà tenté d’arrêter la viande mais que tu as finalement repris, c’est peut-être parce que tu n’avais pas encore assez de connaissances pour faire face aux attaques extérieures.

Tu manquais d’arguments. Tu es peut-être entré(e) dans une joute oratoire et tu as fini par te demander si ta décision était la bonne ?

Quand j’ai décidé de voyager et de vivre régulièrement à l’étranger, j’ai été beaucoup testé par ma réalité.

Des personnes avec qui je n’avais pas de contacts réguliers sont venues juger ma décision.

« Mais as-tu pensé à ton fils ? »

« C’est un petit garçon, as-tu pensé à lui ? »

« C’est égoïste comme décision, tu vas le regretter »

J’ai été beaucoup challengé sur ce sujet.

C’est un sujet qui me touche et dont je parle assez peu en public.

Pourtant, ça m’arrive et quand c’est le cas, ça réveille les esprits.

Lorsque je suis au clair avec toutes les raisons pour lesquelles je pense que ma décision est la meilleure, je ne bouge pas.

Les attaques et les remarques s’écrasent sur moi comme si j’étais protégé par une vitre en plexiglas.

Souvent, les avis extérieurs que je reçois ne sont basés que sur des informations limitées.

Ces gens n’ont pas accès à l’ensemble des paramètres.

Par exemple, ils ignorent complètement que j’ai été longtemps frappé et violenté par mon papa quand j’étais enfant.

Ils ignorent à quel point cette violence a laissé des traces importantes dans ma personnalité.

Alors que j’étais un tout petit garçon, je me suis fait la promesse de ne jamais reproduire ce que j’étais en train de vivre.

J’avais compris que c’était anormal.

Seulement quand mon fils est venu au monde, je me suis rendu compte que ce n’était pas juste une question de choix rationnel.

La violence vécue par un petit garçon tente de ressurgir sur sa descendance par le biais de pulsions qui sont extrêmement difficiles à contrôler.

Je me souviens d’un jour où je faisais face à mon petit garçon alors qu’il était encore bébé.

Je lui changeais sa couche et il hurlait en me décochant des coups de pied.

La table à langer était pile à la hauteur de mes burnes, pour te situer le tableau.

Ses coups de pied s’écrasaient donc sur cette partie intime et fragile de mon anatomie.

Il hurlait et me frappait du pied en se débattant.

J’étais complètement dépassé par les événements.

J’ai senti que l’envie qui émergeait à ce moment-là était de faire usage de la violence contre lui.

C’était extrêmement puissant comme phénomène.

Et même si c’est un facile comme expression, j’ai quand même envie de dire qu’il faut le vivre pour vraiment le comprendre.

La violence voulait jaillir de moi.

C’était incontrôlable.

Il fallait que ça sorte.

Je luttais contre moi-même.

Il était hors de question que je touche à un cheveu de mon fils.

Mais c’était une pulsion irrationnelle.

Je me suis alors frappé au visage.

Oui, je ne plaisante pas.

Je me suis collé une tarte à moi-même.

Ça a été libérateur.

J’ai pleuré d’avoir trouvé la force de résister et ne pas toucher ce petit être innocent.

Je savais que c’était juste.

Je ne me suis jamais caché de cette partie sombre de ma personnalité.

Je ne l’expose pas sous le feu des projecteurs à longueur de journée.

Il est donc normal que les commentaires que je puisse recevoir sur la distance qui persiste entre mon fils et moi soient donc aussi peu documentés.

Ils ne savent pas.

Ils ignorent le vécu qu’il y a derrière.

Ils ne savent pas à quel point je m’applique à être présent aussi régulièrement que possible.

Mon père était présent physiquement.

Nous vivions sous le même toit mais je ne l’intéressais pas beaucoup.

Il piquait des crises très souvent.

Je me ramassais des torgnoles pas toujours très justifiées.

Le plus marrant là-dedans ?

Il était lui-même battu par son propre père.

Et ouais.

Les chiens ne font pas des chats.

J’ai décidé d’interrompre la malédiction.

Une lignée de violence ?

Non merci.

Quand je suis au clair avec moi-même, je suis insensible aux remarques.

Et si tu cherches à changer quelque chose dans ta vie, (comme une habitude alimentaire par exemple) il va falloir que tu sois préparé(e) aux critiques et aux remarques extérieures.

N’oublie pas que les gens ne jugent qu’à partir de leur niveau de conscience actuel

Ils ne savent pas ce qu’ils ne savent pas.


J’ai des projets pour mon fils et moi.

Il y a des valeurs et des principes que je veux lui transmettre.

Par l’exemple.

Je veux lui apprendre la persévérance et la détermination. Je veux lui enseigner la force mentale et le goût de l’effort.

Je veux lui apprendre à être lui-même et à s’émanciper des jugements d’autrui.

Les gens qui ricanent et se moquent sont souvent malheureux.

Quand tu es heureux, tu ne passes pas ton temps à aller critiquer et juger la vie d’autrui.

Mais ça, ça n’est que mon avis !

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