Selon une étude très sérieuse…

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Selon une étude très sérieuse réalisée à Oxford en début d’année, 73% des hommes en couple qui consommeraient de la viande rouge seraient susceptibles de frapper leur compagne.


Ce chiffre te choque ?

Il y a de quoi.
Mais c’est une pure invention.

Je viens d’inventer cette étude. Je viens d’inventer ces chiffres.

Laisse-moi t’expliquer pourquoi !

Ce qui m’intéresse, c’est simplement de mettre en lumière, ce qui se produit à la lecture d’une information erronée quand on n’a pas la connaissance qu’elle est erronée.


Aujourd’hui, il est possible de prendre la parole et de propager très facilement des rumeurs.


Vérifier une information sur internet, ça prend un temps fou. Il y a souvent un accord tacite qui se produit. À un moment, nous faisons confiance à notre interlocuteur.


Nous abaissons nos barrières mentales et partons du principe que les éléments auxquels nous sommes exposés dans son discours sont vrais.
Il est psychologiquement impossible de vivre dans un état de défiance permanent.


Imagine que la personne qui partage ta vie t’amène un verre d’eau.


« Ce verre d’eau est-il empoisonné ? »

« Cherche t-elle à m’éliminer ? »


Imagine l’état mental dans lequel tu serais si tu devais te méfier en permanence des faits et des gestes de la personne qui partage ta vie.
Imagine la souffrance psychologique dans laquelle tu te retrouverais.
Nous ne pouvons pas vivre dans un état de stress permanent.
C’est nocif.


Le cortisol est une hormone que libère notre organisme quand nous sommes soumis à du stress.


Si les conditions de stress s’éternisent, le corps se met à flancher.
Notre état naturel est un état de calme, de paix et de bien-être.

Pourquoi je te raconte ça ?


Parce qu’avec le COVID-19, il n’a jamais été aussi simple d’être exposé à des hypothèses, des théories et des informations contradictoires.
Quand notre liberté individuelle est menacée, il est très humain de vouloir chercher des fautifs et des coupables.


Je ne cherche ni à défendre les gouvernements, ni à critiquer les différentes théories qui peuvent être lues ici et là.


Je ne te donnerai pas mon avis sur la question.


Encore une fois, c’est au sens critique que j’appelle. J’invite à une certaine forme de méfiance. Mais à une méfiance saine.


Ce n’est pas parce qu’une information est officielle qu’elle est nécessairement vraie.


Mais il en va de même pour les informations officieuses.


Toutes ces théories que l’on peut retrouver sur YouTube ou sur des sites d’informations alternatifs doivent être passées à la moulinette de notre esprit critique.


C’est plus facile de pointer du doigt un coupable quand on vit une situation désagréable.


Les partis politiques extrémistes utilisent cette stratégie depuis toujours.

Tu n’as pas de travail ? C’est la faute des étrangers.

Tu n’as pas d’argent ? C’est la faute du gouvernement en place.
Dans quel but ? Remporter les prochaines élections par exemple.


Il est très facile de jouer avec les émotions d’une personne.


Il faut lui dire ce qu’elle veut entendre. Il faut lui donner de l’espoir.


Plus la souffrance qu’elle vit est réelle et plus il sera facile de la manipuler.
Il faudra bien lui faire comprendre que son salut ne pourra intervenir que si elle décide de (insérer ici un appel à l’action précis).


« La porosité à cet imaginaire conspirationniste est plus grande chez les moins de 35 ans, qui s’informent prioritairement sur les réseaux sociaux et ont été socialisés politiquement à une époque – ces vingt dernières années – où ces théories du complot ont proliféré comme rarement auparavant, notamment du fait d’Internet.


Le niveau de vie ou de diplômes entrent également en ligne de compte. Statistiquement, moins on est diplômé et plus on adhère facilement à des théories du complot. »

Source : L’éveil de la Haute-Loire

Les sectes et les religions ont également recours à ces leviers psychologiques.


Il est très facile de propager une information erronée. Les gens ne prennent pas forcément la peine de vérifier les informations auxquelles ils sont exposés.


Parce qu’on croule sous les informations justement.
Il y en a trop. Beaucoup trop.


Il faut une méthode ultra rigoureuse pour démêler le vrai du faux.
Ça prend du temps. C’est épuisant.


Les rumeurs se propagent plus vite que la vérité.
Je ne suis pas un expert en pandémie. Je ne suis pas médecin, ni biologiste. Je ne suis pas un chercheur expérimenté.


Faut-il être un expert pour s’exprimer sur un sujet spécifique ?
Non, pas forcément.


On a tous le droit de prendre la parole.
Je suis pour la protection des libertés individuelles.
Mais il faut aussi faire preuve d’humilité et savoir reconnaître les limites de nos propres connaissances par moment.


Quand la liberté individuelle est attaquée, il faut un coupable.
C’est un besoin tellement important chez l’être humain.
Il devient inadmissible de se laisser manipuler.
J’ai lu des statuts Facebook de personnes qui invitaient à rejeter le port du masque.


C’était un acte militant.


Est-ce une décision juste ? Est-ce un acte qui prend en considération l’ensemble des facteurs ?


L’aveuglément se caractérise par une incapacité à ne plus être à même de se remettre en question.


La personne qui adhère à une théorie devient petit à petit imperméable aux remarques et aux arguments contradictoires.
Si vous n’êtes pas d’accord ? Vous êtes un rouage d’une machinerie qui vise à entretenir le complot.


Vous n’adhérez pas à ce discours ? Vous êtes une personne qui encourage la propagation des ténèbres sur terre.


C’est toujours manichéen.


Dans la vie, il y a des nuances.


On peut tout à fait être critique vis-à-vis d’une institution politique tout en étant critique vis-à-vis du discours alternatif qui lui fait face.


Tout n’est jamais ni tout blanc, ni tout noir.


« La terre est plate. Les américains ne sont jamais allés sur la lune. La mort de Kennedy. Le 11 septembre. Les chemtrails. Le sujet des vaccins. Les puces RFID. Le rôle de Bill Gates. Le professeur Raoult. La 5G. Les extra-terrestres. La vie après la mort. »


Ces éléments donnent lieu à des affirmations qui sont souvent assez indigestes.


Et contradictoires.


« Le plus important, c’est l’amour. Les élites cherchent à vous faire vivre dans la peur ! »


Quelques lignes plus bas, le discours est focalisé sur les dangers de la 5G ou d’une vaccination obligatoire par exemple.


D’un côté, on te dit que la peur est l’arme de prédilection de l’ennemi.
Mais c’est avec le même levier qu’on s’adresse à toi.


N’oubliez pas que derrière chaque texte, la personne vous propose son idéologie. Elle vous propose des valeurs et des principes. Chaque fois que nous prenons la parole, nos convictions les plus profondes teintent notre discours.


Je suis végétarien. Il est évident que mon discours tendra toujours à pousser les autres à agir comme je voudrais qu’ils agissent.
Quand quelqu’un te livre son discours, c’est sa vision subjective du monde qu’il te partage.


C’est la beauté du lien et de cette rencontre avec un « autre que moi ».
La rencontre est riche en raison de nos différences et de ce qui fait la singularité de mon interlocuteur.


Mais c’est quand même pas mal de garder son esprit critique allumé.
De faire preuve de vigilance.


Pas étonnant que ma citation préférée soit rapidement devenue : « Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire »


Porte-toi bien l’ami.

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